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Friday 6th of December 2019

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Justice des mineurs, cité judiciaire… Interview de Laurent Sabatier, un président de TGI sur le départ

Monday 26th of August 2019 | Europe, France
Le Journal de Mayotte
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Il aura croisé la route de 4 préfets à Mayotte en 4,5 ans, ce qui donne une idée du turnover qui sévit (sévissait ?) chez les préfets, et de la longévité de celui qui a présidé le Tribunal de Grande Instance de Mayotte. Alors que l’affaire Roukia pesait encore sur la juridiction, Laurent Sabatier arrive le 9 février 2015 avec une feuille de route bien précise. Il aura aimé ce territoire, dont il nous a confié les priorités en matière de justice. Et les mesures exceptionnelles prises dans plusieurs domaines.

JDM : Quelle idée vous faisiez vous du territoire et quels étaient vos objectifs en arrivant à Mayotte ?

Laurent Sabatier : « J’étais informé par le Conseil supérieur de la magistrature de tensions internes à la juridiction, et d’un défaut de bonne représentation. Mon objectif était d’apaiser. Ma feuille de route était claire : il s’agissait de mettre en place la 2ème phase de construction d’une justice départementale de qualité à Mayotte, conforme aux standards nationaux. Donc le 1er janvier 2018, nous avons mis en place le premier tribunal mixte de commerce, puis le Pôle social dont les assesseurs sont désignés par ordonnance de la Cour d’Appel. Le Conseil des Prud’hommes reste en attente, pour des raisons extérieures à la juridiction. »

Avez-vous rempli vos objectifs ?

Laurent Sabatier : « Au bout de six mois de management participatif, le climat de la juridiction était apaisé. En ce qui concerne le procès sensible dit de « l’affaire Roukia », en septembre 2015, il s’est tenu dans d’excellentes conditions, le délibéré a été bien accueilli.

Il s’agit d’un succès collectif, auquel ont largement contribué les 5 nouveaux magistrats, recrutés à la sortie de l’école, je pense notamment au juge-commissaire auprès de la Chambre commerciale, ainsi qu’au juge responsable de la communication électronique.

Nous avons pu monter l’effectif de 15 à 23 magistrats de 2015 à 2018, grâce à la création de 3 nouveaux postes, et aux recrutements pour pallier les vacances de postes. Rien n’aurait pu se faire sans le soutien permanent du ministère de la Justice qui aura répondu pleinement à nos attentes en terme d’effectifs et d’équipement avec le logiciel Cassiopée, et l’extension du tribunal réalisé en juin 2016. »

Pas de Cité judiciaire à Mamoudzou

Justement, en parlant de bâtiment, où en est la Cité judiciaire ?

Laurent Sabatier : « La secrétaire générale du ministère de la Justice a validé en février dernier le projet d’un nouveau Palais de Justice plus spacieux. La budgétisation et le site retenu sont en cours d’étude, mais les chefs de juridiction sont favorables à la reprise des bâtiments actuels à Kawéni en vue de leur extension. Il n’y aura donc pas de construction au centre de Mamoudzou, sur le terrain Montesquieu. Ce dernier est destiné à être utilisé par le Centre hospitalier avec le plein accord du ministère de la Justice. Il s’agit d’un terrain possédé par l’Etat, mais titré justice. La situation et l’accessibilité actuelles du tribunal à Kawéni, ont fait pencher la balance. »

 

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