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Samedi 11 Juillet 2020

Salle de Presse

La Commission européenne publie de nouvelles mesures visant à aider les États membres à prévenir et à combattre la radicalisation

Wednesday 15th of June 2016
justice pour mineurs dans le monde

Conformément à ses engagements pris au titre du programme européen en matière de sécurité, la Commission européenne a présenté une série d’initiatives destinées à soutenir les États membres dans les efforts qu'ils déploient dans plusieurs domaines d'action, allant de la promotion d'une éducation ouverte à tous et de valeurs communes à la lutte contre la propagande extrémiste en ligne et la radicalisation en milieu carcéral.


M. Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission, a déclaré à ce propos: «Les récentes attaques terroristes ont montré comment certains jeunes Européens sont tombés dans le piège d'une idéologie prônant la mort et la destruction, jusqu'à rompre les liens avec leur famille et leurs amis et à se retourner contre leur société. Ce phénomène appelle une réponse déterminée de la société dans son ensemble afin de prévenir la radicalisation et de resserrer les liens qui nous unissent tous. L’UE devrait apporter son aide là où elle peut le faire.»

La Commission définit aujourd’hui une série d'actions dans sept domaines spécifiques dans lesquels une coopération au niveau de l’UE peut apporter une valeur ajoutée:

- Lutte contre la propagande terroriste et les discours de haine illégaux en ligne: collaborer avec le secteur informatique pour faire cesser la diffusion de contenus incitant à la violence, soutenir l'élaboration de contre-discours positifs par la société civile et développer l’éducation aux médias afin que les jeunes apprennent à analyser les informations de façon critique.

- Lutte contre la radicalisation en milieu carcéral: échanger des expériences entre États membres en vue d'élaborer des lignes directrices sur les mécanismes et des programmes destinés à prévenir et à combattre la radicalisation en milieu carcéral et à favoriser la réadaptation et la réinsertion.

- Promotion d'une éducation ouverte à tous et des valeurs communes de l’UE: utiliser des fonds du programme Erasmus+ pour soutenir des projets favorisant l’inclusion sociale, nos valeurs communes et la compréhension interculturelle.

- Promouvoir une société inclusive, ouverte et résiliente et se mettre à l'écoute des jeunes: par exemple, la Commission créera une boîte à outils qui aidera ceux qui travaillent en contact direct avec les jeunes à détecter la radicalisation violente et à y réagir.

- Renforcement de la coopération internationale: L’UE aidera les pays tiers confrontés à des défis similaires à lutter contre la radicalisation par des réponses respectueuses de l'application des lois et des droits de l’homme.

- Soutien à la recherche, à la collecte de données probantes, à des actions de suivi et aux réseaux: produire des outils concrets et des analyses des politiques permettant de mieux comprendre le processus de radicalisation et pouvant être utilisés directement par les spécialistes de la sécurité et les responsables politiques des États membres, en se fondant également sur le cadre du centre d’excellence du RSR.

- Accent sur la dimension sécuritaire: la prévention de la radicalisation exige également une approche fondamentale de la sécurité axée sur des mesures visant à combattre les menaces immédiates et à plus long terme, telles que des interdictions de voyage et la criminalisation des séjours dans un pays tiers à des fins terroristes, ainsi que la Commission l’a déjà proposé. Les États membres devraient renforcer le partage d’informations, exploiter pleinement les cadres de coopération et les outils d'information et accroître l’interconnexion des systèmes d'information.

À ce jour, quelque 4 000 ressortissants de l’UE auraient, selon les estimations, rejoint des organisations terroristes dans des pays en conflit tels que la Syrie et l’Irak. La plupart des terroristes présumés impliqués dans les récentes atrocités terroristes commises dans l'UE étaient des citoyens européens, nés et élevés sur le continent. L’UE est en train de durcir son dispositif de sécurité afin de faire face à ce problème, en intensifiant les échanges d’informations entre les bases de données dans les domaines de la sécurité, du contrôle aux frontières et de la migration, et en renforçant Europol et son centre européen de lutte contre le terrorisme.

L’OIJJ salue ces nouvelles initiatives de la Commission Européenne. En tant que membre du Radicalisation Awareness Network, l’OIJJ est très actif dans le domaine de la radicalisation depuis plusieurs années, et est maintenant le coordinateur de deux projets, financés par la Commission Européenne, sur le sujet: un sur la prévention de la radicalisation juvénile en détention et à travers des alternatives aux mesures de privation de liberté et un autre sur le rôle du système de justice juvénile dans le contexte de la lutte anti-terroriste. L’OIJJ participe aussi à des initiatives internationales dans ce domaine, menées par le Secrétaire Général des Nations Unies, le Club Madrid et l’International Centre for the Study of Radicalisation and Political Violence (ICSR) (Centre International pour l’Etude de la Radicalisation et de la Violence Politique).


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