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Lundi 14 Octobre 2019

Salle de Presse

Séminaire national du projet « PRALT » à Roubaix (France)

Tuesday 10th of July 2018 | Europe, France
L’OIJJ au quotidien

Ce 4 juillet dernier, le séminaire national du projet « PRALT » sur la prévention de la radicalisation juvénile a eu lieu à l’École Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse (ENJPP), à Roubaix (France). L’évènement s’est déroulé dans le cadre d'une semaine de formation pour futurs directeurs et éducateurs de centres fermés. Le projet « PRALT » porte sur la question de la prévention de la radicalisation juvénile et de la manière dont cette problématique est abordé à l’intérieur et à l’extérieur du système judiciaire. Ce séminaire a donc permis aux personnes présentes d’en savoir plus sur les recherches effectuées par les pays partenaires, ainsi que sur le travail de la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (DPJJ).


La journée a commencé avec Bernard Guzniczak et Perrine Cheval, qui ont présenté leur livre « Radicalisations : des jeunes sous influence », récemment publié. Les auteurs, qui ont dévoilé les principaux thèmes de leur ouvrage, ont tenu à mettre l’accent sur les préjugés et les questions complexes qui sont associées au terme de « radicalisation(s) », et ont souligné qu’il était impératif de s’occuper du cas des mineurs radicalisés afin de les aider à se réintégrer dans une société dans laquelle ils ont eu du mal à s’intégrer.

Angèle Roisin, la première intervenante, a présenté les nouveaux travaux de la PJJ dans le domaine de la radicalisation juvénile. Elle a ainsi détaillé tout d’abord les différentes recherches menées récemment, exposant les causes et conséquences de la radicalisation, puis les interventions menées auprès des jeunes accusés de crimes terroristes ou ceux à risque de radicalisation. Elle a fini en rappelant l'importance d'innover dans ce domaine, et de continuer à étudier et travailler cette problématique.

Ségolène de Savoye-de-Puineuf, agent international au siège de la DPJJ, a ensuite présenté le projet PRALT « Prévention de la radicalisation des mineurs en détention et promotion des alternatives à la détention ». Le projet PRALT se concentre d’une part sur l’échange de bonnes pratiques entre les différents pays partenaires (Belgique, Allemagne, France, Espagne, Roumanie et Pays-Bas) concernant la lutte contre la radicalisation et les alternatives à la détention des mineurs, et d’autre part sur la formation adéquate du personnel judiciaire.

Elle a ensuite brièvement présenté le second projet, « Renforcement des systèmes de justice pour mineurs dans le contexte antiterroriste » (ou Strengthening).  Ce second projet, vise à répertorier les alternatives déjà mises en place ainsi que le rôle de toutes les initiatives destinées aux mineurs dans le cadre des politiques anti-terroristes au sein des pays partenaires. Mme Savoye-de-Puineuf a ensuite également évoqué les différents rapports rédigés dans le cadre de ces projets, qui permettront d’améliorer les formations, les systèmes et les politiques sur tout le continent. Elle a conclu sa participation en parlant du nouveau manuel PRALT.

Le séminaire s’est terminé par une intervention de Tallulah Hewett, de l’Observatoire International de Justice Juvénile (Belgique), qui a présenté un aperçu du policy brief élaboré dans le cadre du projet « PRALT ». Son intervention s’est concentrée sur les quatre conclusions et neuf recommandations existantes, en soulignant le manque de pratiques, d’études et de réglementations spécifiques aux mineurs dans le domaine de la radicalisation, ainsi que la nécessité de mettre en place des réseaux de professionnels dédiés à ce sujet. Ces différentes recommandations et conclusions seront disponibles sur le site de l’OIJJ à la fin du mois.

Mme Hewett a par la suite davantage détaillé les recommandations du document, qui mettent l’accent sur la nécessité d’une approche des services de prévention plus adaptée aux mineurs, de programmes anti-radicalisation, de formations professionnelles et d’études dans ce domaine. Elle a souligné le besoin de fonds publics mentionné dans le policy brief, afin de permettre la création de nouveaux programmes et le soutien de ceux déjà mis en place, ainsi que l’élaboration d’un nouveau cadre juridique pour les mineurs accusés de crimes liés au terrorisme ou au terrorisme violent. De plus, elle a expliqué que toutes les mesures judiciaires doivent être sujettes à une analyse afin d’évaluer leur effet sur les jeunes criminels, et que des réseaux de professionnels doivent être mis en place afin de partager les bonnes pratiques. Enfin, pour conclure, Tallulah Hewett a donné quelques informations finales sur la seconde édition de la formation en ligne du projet, qui s’ouvrira en juillet. 

 

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