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Lundi 18 Novembre 2019

Salle de Presse

« La mission des éducateurs de rue, c’est d’aller à la rencontre des jeunes »

Tuesday 13th of August 2019 | Europe, France
La Croix
Nouvelle

Entretien avec Anne-Marie Fauvet, présidente du Comité national de liaison des acteurs de la prévention spécialisée.

La Croix : Comment travaillent les éducateurs de rue ?

Anne-Marie Fauvet : « C’est une mission de la protection de l’enfance, pilotée par les départements, qui cible à l’origine les 15-25 ans et de plus en plus les jeunes dès 11 ans, qui du fait de leurs difficultés familiales, d’un décrochage scolaire ou encore de l’emprise de la délinquance, sont en voie de marginalisation. On n’a pas de mandat sur une personne en particulier mais on est missionné dans un quartier, historiquement d’abord dans les zones urbaines sensibles mais aussi de plus en plus aussi en territoire périurbain ou rural. Il y a quelques années, on a été beaucoup saisis sur les problématiques de radicalisation. Désormais, nombre d’équipes s’emparent du sujet des mineurs étrangers isolés.

Au début de la mission, on va d’abord voir les acteurs du quartier (le centre social, la mission locale, le commissariat…) pour faire un diagnostic de territoire. Il faut connaître le profil de la population, savoir s’il y a des trafics. Après on élabore une stratégie d’intervention, pour savoir où aller, comment et quand.

Ensuite, on commence à « faire la rue », en général au moins à deux. L’implantation dure longtemps, il faut presque une année. La principale mission consiste à aller à la rencontre des jeunes, à les aborder. Sachant qu’en général, aucun d’entre eux n’a envie de voir un éducateur, on commence par leurs projets, leurs envies. Au début, souvent, ils ne veulent rien. Puis, quand la relation de confiance s’établit, ils se confient. Certains voudraient passer leur permis, d’autres reprendre une formation ou juste partir en vacances. On les soutient, pour qu’ils se donnent les moyens de le faire. Cela passe souvent par gagner des sous et donc par travailler. On peut alors organiser des chantiers éducatifs. C’est comme ça que, petit à petit, on les remet sur les rails.

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