Connexion | Inscription

Twitter
Linkedin
Youtube
Dimanche 08 Décembre 2019

Salle de Presse

Ouverture d'un centre pour migrants mineurs dans les Alpes-Maritimes : "Chronique d'un échec annoncé"

Thursday 18th of July 2019 | Europe, France
InfoMigrants
Nouvelle

Dans la petite commune de Sainte-Agnès, dans les Alpes-Maritimes, un centre pour migrants mineurs doit voir le jour au mois d’août. Les associations d’aide aux migrants déplorent toutefois une situation géographique trop isolée pour des jeunes livrés à eux-mêmes, et un manque de préparation de la population.

Début juillet, le tribunal administratif des Alpes-Maritimes a tranché une affaire vieille de plusieurs mois : un centre d’accueil pour migrants mineurs ouvrira bel et bien ses portes dans la commune de Sainte-Agnès, contre l’avis du maire du village qui avait déposé un recours. Selon l’édile Albert Filippi, entre 75 et 150 lits vont être mis à disposition des migrants dans cet ancien centre de loisirs dès le mois d’août. Un centre à grosse capacité donc, qui ne ravit pourtant pas davantage les membres des associations locales d’aide aux migrants.

“Le lieu n’est pas équipé pour accueillir des mineurs. Il n’y a pas d'activité prévue, pas de cours de français, rien…", s'inquiète David Nakache, président de l’association Tous citoyens, joint par InfoMigrants. "C’est la chronique d’un échec annoncé.” InfoMigrants n’a pu obtenir de détails ni de la préfecture des Alpes-Maritimes, qui a exigé l’ouverture de ce centre, ni du conseil départemental. Christine Poupon, de l’association Relais réfugiés, dénonce également une décision incohérente. “Sainte-Agnès est un village charmant avec des balcons typiques de la région, certes, mais il n’y a rien à y faire. Mettre là-bas quelque 70 jeunes, de différentes ethnies en plus, est un peu une hérésie.”

En 2015, Sainte-Agnès, située à 10 kilomètres de Menton et environ une heure de route de Nice, avait déjà accueilli un groupe de migrants. Cela avait à l’époque “posé des problèmes”, racontent à InfoMigrants plusieurs sources. Le maire de la commune parle notamment de jeunes hommes migrants importunant des jeunes filles du village. Pour d’autres, les migrants, livrés à eux-mêmes, traînaient simplement dehors. “Rien de bien méchant mais, vous savez, les gens se font vite des mauvaises idées”, explique Christine Poupon. “Le problème, c’est que rien n’est mis en place pour préparer la population locale à accueillir ces personnes.”

Matière

Télécharger nouvelles

application/pdf iconPDFAide

OPTIONS

M T W T F S S
 
 
 
 
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29
 
30
 
31
 
 
 
 
 
 
Logo OIJJ
  • Observatoire International de Justice Juvénile (OIJJ). Fondation Belge d'utilité Publique

    Tous droits réservés

  • Siège: Rue Mercelis, nº 50. 1050. Bruxelles. Belgique.

    Téléphone: 00 32 262 988 90. Fax: 00 32 262 988 99. oijj@oijj.org

Sur ce site internet, nous employons des cookies dans le but d'améliorer l'expérience des utilisateurs

Je désire recevoir de plus amples informations.