L'accès à l'assistance juridique est un droit de base qui donne accès à un avocat informé.
Ce droit est essentiel pour tous les suspects et plus particulièrement évident dans le cas d'enfants suspects.

Le Règlement d'exécution dit clairement que les enfants " ne peuvent être investigués ou leurs déclarations protégées qu'en présence d'assistance juridique " et que l'exécuteur de la détention, le procureur ou le juge " assurent que la/le jeune est représenté(e) par un avocat avant de continuer l'investigation ou le procès ".

Selon l'expérience menée dans plusieurs pays, l'accès à la famille, les visites et l'assistance juridique sont très importants aussi bien pour prévenir le cas de torture ou mauvais traitements que pour faciliter, le cas échéant, les plaintes contre la torture ou de mauvais traitements.

1. La Convention de Nations Unies sur les Droits de l'Enfant.
20 Novembre 1989, entrée en vigueur le 2 Septembre 1990.
La Convention de Nations Unies sur les Droits de l'Enfant a été adoptée en 1989. Fin 1997, elle était ratifiée par tous les pays sauf la Somalie et les Etats-Unis, bien que plusieurs pays aient présenté des réserves sur les articles 37 et 40, qui traitent plus particulièrement la justice juvénile. La Convention proclame les droits de chaque enfant sans aucune exception. Elle s'articule sur le principe d'une administration de la justice juvénile exécutée dans l'intérêt supérieur de l'enfant. La Convention définit tous les individus mineurs de 18 ans comme des enfants, " sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ". (Article 1).  Plus

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2. Ensemble de règles minima des Nations Unies concernant l'administration de la justice pour mineurs (Règles de Beijing)
Adopté par l'Assemblée générale dans sa résolution 40/33 du 29 novembre 1985
15. Assistance d'un conseil, parents et tuteurs

15.1. Tout au long de la procédure, le mineur a le droit d'être représenté par son conseil ou de demander la désignation d'un avocat d'office, lorsque des dispositions prévoyant cette assistance existent dans le pays.

15.2. Les parents ou le tuteur peuvent participer à la procédure et peuvent être priés de le faire, dans l'intérêt du mineur, par l'autorité compétente. Celle-ci peut toutefois leur refuser cette participation si elle a des raisons de supposer que cette exclusion est nécessaire dans l'intérêt du mineur.

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3. Principes directeurs des Nations Unies pour la prévention de la délinquance juvénile (Principes directeurs de Riyad)
Adoptés et proclamés par l'Assemblée générale dans sa résolution 45/112 du 14 décembre 1990
VI. LEGISLATION ET ADMINISTRATION DE LA JUSTICE POUR MINEURS
57. On devrait envisager la création d'un poste de médiateur pour les jeunes ou d'un organe indépendant chargé de fonctions similaires, qui veillerait à ce que le statut, les droits et les intérêts des jeunes soient préservés et à ce que les intéressés soient correctement dirigés vers les services appropriés. Le médiateur ou tout autre organe désigné superviserait aussi l'application des Principes directeurs de Riyad, des Règles de Beijing et des Règles pour la protection des mineurs privés de liberté. Le médiateur publierait à intervalles réguliers un rapport sur les progrès accomplis et sur les difficultés rencontrées dans le processus d'application des instruments. Il faudrait aussi créer des services chargés de défendre la cause de l'enfance.

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4. Règles des Nations Unies pour la protection des mineurs privés de liberté (Havana Rules)
Adoptées par l'Assemblée générale dans sa résolution 45/113 du 14 décembre 1990
III. MINEURS EN ETAT D'ARRESTATION OU EN ATTENTE DE JUGEMENT
(a) Les mineurs doivent avoir droit aux services d'un avocat et pouvoir demander une assistance juridique lorsque celle-ci est prévue et communiquer régulièrement avec leur conseil. Le caractère privé et confidentiel de ces communications devra être assuré;

IV. L'ADMINISTRATION DES ETABLISSEMENTS POUR MINEURS
J. Contacts avec l'extérieur
60. Tout mineur doit avoir le droit de recevoir des visites régulières et fréquentes de membres de sa famille, en principe une fois par semaine et pas moins d'une fois par mois, dans des conditions tenant compte du besoin du mineur de parler sans témoin, d'avoir des contacts et de communiquer sans restriction avec les membres de sa famille et ses défenseurs.

5. Directives relatives aux enfants dans le système de la justice pénale (Directives de Vienne)
Recommandées par la résolution du Conseil Economique et Social 1997/30 du 21 juillet 1997
16. Il faudrait donner priorité à la création d'agences et programmes pour donner de l'assistance juridique ainsi que d'autres types d'assistance comme l'interprétation aux enfants, et si c'est nécessaire de forme gratuite et plus particulièrement pour assurer le respect dans la pratique du droit de chaque enfant à avoir de l'accès à cette assistance dès le moment où l'enfant est détenu.