Jihadistes et leurs familles : le défi du retour

A la suite de l’annonce du retrait des troupes américaines en Syrie, le Quai d’Orsay envisage de rapatrier les combattants islamistes et leurs proches : environ 120 personnes sont concernées, dont une majorité d’enfants. Il y a quelques semaines, un tel changement de doctrine était encore impensable. Mais l’annonce inattendue, fin décembre, du retrait prochain des troupes américaines de Syrie a radicalement rebattu les cartes géopolitiques. Et conduit la France à revoir sa position sur le sort des jihadistes français et de leurs familles détenus en Syrie. Jusqu’à présent, Paris s’était toujours opposé à leur retour, estimant qu’ils devaient être jugés sur place et y purger leur peine. Seul le retour des enfants - avec l’accord de leur mère - était envisagé. Encore cet été, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, déclarait au sujet de Mélina Boughedir, Française de 27 ans condamnée en Irak à vingt ans de prison : «Quand on va à Mossoul en 2016, c’est pour combattre. Mme Boughedir sera donc jugée sur les lieux de ses exactions. C’est la logique normale.»
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Internacional
Materias
Conflicto
Justicia
Refugiados
Sentencia
Terrorismo
Violencia
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