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Samedi 26 Septembre 2020

Salle de Presse

Interviews OIJJ - María de los Dolores Aguilar Marmolejo, Directrice de l'Institut interaméricain de l'enfance. Mexique

Thursday 31st of July 2014 | Amérique Latine, Mexique

Dans cette interview, Doña María de los Dolores Aguilar souligne l’influence que l’IIN a eue dans la création d’une législation sur le continent américain. Elle considère que l’IIN est constamment en train d’encourager les gouvernements à intégrer la participation dans leurs politiques, et ce à travers le Forum Panaméricain pour les Enfants. De plus, elle ajoute que la promotion des droits de l’enfant est l’objectif principal des propositions soutenues par l’IIN. Elle fait aussi référence au rôle de la femme dans la société et à la participation spécifique des jeunes filles, qui est un aspect fondamental de la promotion des droits fondamentaux et d’une gouvernance représentative en Amérique. Par ailleurs, elle indique que l’un des objectifs de l’institution est de promouvoir des alternatives à la privation de liberté. Enfin, elle parle aussi des jeunes enfants et elle discute de l’importance de mener un effort concerté pour l’accueil et la protection intégrale de ces enfants, puisque la majorité des pays impliqués avec l’IIN ont de forts taux de natalité. 


Le professeur Maria de los Dolores Aguilar Marmolejo (Mexique) à l'enseignement supérieur en philosophie et en développement organisationnel.

Il a travaillé dans le gouvernement fédéral de son pays en tant que directeur général pour la protection des enfants, le Système national pour le développement intégré de la famille, de prendre la responsabilité de mettre en œuvre des programmes tels que les centres de garde d'enfants, enfants de la rue, l'exploitation sexuelle commerciale des enfants, la grossesse de la frontière-adolescent, la promotion et la diffusion des droits de l'enfant, les travailleurs de l'enfant.

En 2007, il a été nommé par le Secrétaire général de l'OEA, José Miguel Insulza, pour la période 2007-2011 pour le poste de Directeur général de l'IIN, IIN (IIN), après avoir été nommé dans une liste soutenue par le Conseil de l'Institut.

Il a été confirmé au poste de directeur général de l'IIN pour la période 2011-2015. Dans la gestion courante des principales lignes d'action adoptées par le Conseil à travers le plan d'action sont: systèmes de responsabilité pénale adolescent, la petite enfance et des catastrophes naturelles, qui seront déployés dans les zones stratégiques de la région.

 

En juin dernier, l’Institut Interaméricain pour les Enfants a célébré son 86ème anniversaire. Depuis sa création, l’organisation a eu une influence dans de nombreux domaines en lien avec l’amélioration des droits de l’enfant dans les Amériques. Ceux-ci comprennent des questions de droit et de législation, de nombreux domaines éducatifs, le développement des soins de santé et de la sécurité sociale et des questions d’état civil et de statistiques. Avec cela en tête,  quelles avancées et réussites voudriez-vous mettre en lumière dans chacun des domaines spécifiques liés aux droits de l’enfant et quels sont selon vous les principaux défis ?

L’IIN est une organisation de longue date qui a été créée dans le but de réunir une approche internationale de la promotion et de la protection des enfants ainsi que le travail des gouvernements agissant à un niveau  plus local. Cela signifie que leurs efforts pour renforcer et soutenir les institutions leur permet de promouvoir des actions effectives et à long terme qui apporteront de réels avantages aux jeunes.

Si l’on observe l’histoire de l’IIN, je mettrai en lumière son soutien aux études des réalités de l’enfance à travers ses Conférences Panaméricaines, ainsi que l’agenda plus local crée dans ces discussions qui réunissent les plus hautes autorités de la protection de l’enfance à travers les Amériques et les Caraïbes. Il est aussi primordial de reconnaître l’influence que l’IIN a eue sur la création d’une législation sur ce continent. De nos jours, nous devons mentionner les efforts de ceux qui ont crée et mis en œuvre des politiques publiques concernant les droits de l’enfant dans des pays tels que la Colombie, le Guatemala et la Jamaïque, associant les présidents, les autorités des pays, ainsi que ceux travaillant à une échelle locale. Ces initiatives peuvent être considérées comme des modèles valables pouvant être reproduits dans d’autres pays, créant ainsi un effet multiplicateur à travers lequel les gouvernements peuvent partager leurs succès.

Ces jours-ci, nous reconnaissons l’importance de deux éléments fondamentaux qui se retrouvent à travers les activités de l’institut : l’intégration d’une perspective familiale et la participation des enfants et des jeunes.

Dans la Convention relative aux droits de l’enfant, (CIDE), les articles 5, 9, 18 et 27 sont ici particulièrement pertinents puisqu’ils soulignent le besoin d’inclure ce premier élément, c’est-à-dire comprendre l’enfant dans l’environnement familial afin d’adopter les méthodes les plus efficaces et les plus appropriées pour promouvoir et protéger leurs droits. La Comité sur les Droits de l’enfant a saisi l’occasion pour évoquer ces articles dans son traitement de la violence dans l’Observation Générale No.13, qui, en œuvrant aux côtés de l’IIN, pose un standard pour la multitude d’éléments qui sont englobés par notre compréhension de l’enfance. Selon cette Observation Générale, toute initiative qui favorise le développement des relations familiales apportera de grands avantages pour les enfants d’aujourd’hui, déverrouillant ainsi le large potentiel qui existe dans les Amériques, puisqu’il y’a une culture familiale forte et enraciné dans la plupart des États membres de l’IIN.

Concernant la participation des enfants et des jeunes, l’un des principes de la CIDE, énoncé dans ses articles 12 et 15, est le rôle essentiel tenu par ces jeunes en tant que protagonistes de l’exercice de leurs droits. Nous pouvons aussi utiliser la participation afin de répondre à des situations de vulnérabilité, à travers une approche ouverte à l’éducation citoyenne, lié en particulier au travail de l`Organisation des États Américains afin de promouvoir la gouvernance démocratique.

Dans le travail des États membres, il faut inclure leur participation dans tous les aspects de la politique publique. L’IIN est constamment en train d’encourager les gouvernements à incorporer la participation au sein de leurs politiques, à travers des méthodes telles que le soutien avec une formation spécialisée, le développement de documents techniques, ainsi que la tenue du Forum Panaméricain sur les Enfants qui se tient en marge du Congrès Panaméricain pour l’Enfance, qui est un organe interne clé de l’IIN qui rassemble les principales autorités infantiles de l’État membre.

Pour résumer, ces deux éléments sont à la fois un challenge et une réussite dans les Amériques et les Caraïbes. Nous devons donc aider à renforcer les instituions impliquées et adopter ces pratiques qui nous permettent d’augmenter leur savoir et leur développement.

 

L’approbation de la Convention sur les Droits de l’Enfant de 1989 est le modèle conceptuel de l’IIN. Quelles sont selon vous les répercussions sur le mode de vie des enfants et des jeunes dans les Amériques ? Quelles sont selon vous les plus grandes réussites depuis l’adoption de cette Convention dans les Amériques ? Avec cela en tête, que considérez-vous comme étant le plus grand obstacle à la mise en œuvre de la convention dans les États membres de l’IIN ? 

Il n’y’a aucun doute sur le fait que la convention, qui célébrera bientôt son 25ème anniversaire, est une étape importante de l’histoire contemporaine. C’est le fruit de 10 ans de travail acharné au cœur même des Nations Unies, et de ses importants prédécesseurs sur la scène Interaméricaine et internationale, qui ont encouragé la reconnaissance d’une série de droits et de principes fondamentaux relatifs à une considération ontologique des enfants et des adolescents en tant que personnes et sujets de droit, permettant ainsi de mettre l’accent sur leur individualité et sur leur cycle de vie.    

Durant cette période, la convention a amené d’importants changements aux pratiques et aux attitudes institutionnelles envers les enfants. Cependant, elle devrait encore être plus largement mise en valeur et mieux interprétée à travers de nombreux secteurs. De cette manière elle ne sera pas seulement mentionnée dans les plans de différentes politiques, de différents programmes ou projets, mais formera  aussi une part intrinsèque de l’application et de la mise en place de tels plans. Les révisions qui sont faites périodiquement par le Comité sur les droits de l’Enfant, qui est l’organe principal à la base de ce traité, prennent ce phénomène en compte.

Les droits de l’enfant sont l’objet essentiel de chaque approche incluant des enfants que l’IIN soutient. Et c’est l’application de cet objet qui crée le plus grand défi, à cause du fait que certains gouvernements essaient d’éviter l’application de la Convention sur les Droits de l’Enfant. Les défis rencontrés par les gouvernements sont d’inclure cet objet dans la création de politiques, de programmes et de projets dans lesquels ils doivent présenter une stratégie spécifique prenant en compte le travail de différents secteurs, le manque d’investissement dans la prévention, la vision à court-terme de certaines mesures, l’engagement pour la participation des enfants et la maximisation de ressources tel que prévu à l’Article 4. Il est important pour les Amériques et pour les Caraïbes d’investir dans un programme basé sur les droits de l’enfant et qui réponde aux problèmes de notre société.

 

Un élément clé du Séminaire sur l’autonomisation des jeunes filles qui a eu lieu en avril a été la signature de la « Charte de Rio : jeunes filles aujourd’hui, leaders demain » dont l’objectif est d’aider à protéger et à garantir les droits des jeunes filles et de construire une société plus juste et plus égalitaire. Quelles sont les mesures nécessaires à prendre afin d’atteindre cet objectif ? Comment les gouvernements, les institutions privées, le troisième secteur et le public devraient contribuer afin de permettre l’autonomisation de ces jeunes filles ? 

Le Séminaire sur l’autonomisation des jeunes filles, qui a eu lieu en avril 2013 au Brésil, est une référence importante, puisqu’il exprime le besoin de discuter de la participation spécifique des filles, qui est un aspect fondamental de la promotion des droits de l’homme et des gouvernances représentatives dans les Amériques. Cet événement est encadré dans un contexte de manque d’initiatives de participation dirigé exclusivement pour les filles et les jeunes femmes. Cependant, lors des recherches effectuées par l’IIN dans 15 pays différents dans les Amériques, il a été observé qu’un plus grand pourcentage de filles étaient impliquées dans des programmes d’inclusion. Il ne peut pas y avoir une autonomisation tant que nous ne changeons pas les standards culturels qui relèguent la femme au second plan et que nous ne créons pas un esprit de service entre l’homme et la femme qui rendrait plus facile ce changement dans les comportements. Cette idée est reprise à travers de nombreux thèmes abordés par les jeunes femmes pendant le séminaire, qui vont de la mise en forme et la reconnaissance des clichés sur l’image de la femme, à l’implication des jeunes femmes dans les politiques, les plans et les programmes développés par les institutions gouvernementales. Le secteur privé et les organisations non-gouvernementales ont été plus rapides à prendre en compte ces idées, laissant les gouvernements avec un retard à rattraper. Depuis, il y’a eu beaucoup de réflexion sur le sujet, comme le suggère la Charte, ainsi qu’une mobilisation permanente de ressources et de capacités institutionnelles qui permettent aux gouvernements de réaliser leurs objectifs avec un accent mis sur les droits. Sans une refonte complète des macro-politiques de ces institutions et de leurs stratégies de gestion, il sera difficile de respecter la Charte, qui est une sonnerie d’alarme pour tout le continent.

 

La justice pour les jeunes en conflit avec la loi est l’un des thèmes du Plan d’Action 2011-2015 de l’IIN. De nos jours, que considérez-vous comme étant le plus grand échec du système judiciaire dans les Amériques pour ces jeunes en conflit avec la loi ? Quels sont les objectifs prioritaires de l’IIN ?

Cela vaut la peine de mettre l’accent sur le travail effectué par les gouvernements afin d’ajuster leur règlementations aux propositions internationales sur les droits de l’homme en général, et plus spécialement sur les contenus de ces instruments internationaux relatifs à ce sujet, laissant ainsi toujours la place pour une réforme dans ce domaine fondamental au cœur du système. De la même façon, nous ne pouvons pas oublier le travail continu effectué par les gouvernements afin de créer et/ou de renforcer leurs systèmes spécialisés afin qu’ils soient en adéquation avec ces lignes directrices, développant et encourageant ainsi de nouvelles propositions permettant aux gouvernements de suivre les caractéristiques et les principes spéciaux qu’ils doivent respecter, sans pour autant qu’ils perdent l’essence de leur système judiciaire.

Dans sa Résolution CD/RES 03 (87-R/12), le Comité Exécutif de l’IIN propose la mise en œuvre de mesures alternatives afin de parvenir à la promotion, à l’intégration et la pleine réalisation des droits des jeunes délinquants lors du renforcement de ces systèmes judiciaires spéciaux. Dans ce cadre, l’institution a établi l’objectif de mettre en œuvre des sanctions autres que la détention, sans que cela risque d’affecter son support technique dans d’autres domaines tels que les réformes, le fait de travailler avec des organes étatiques responsables de l’exécution de telles sanctions de façon à promouvoir et développer des modèles d’intervention à travers leurs sanctions pénales appliquées aux jeunes qui permettrai une exécution adéquate de mesures autres que la détention, dans le cadre de la législation nationale.

Dans ce cadre, l’institut a, entre 2012 et 2013, développé différents outils, qui ont été mis à la disposition des gouvernements afin de soutenir leur travail dans ce domaine.

Un document détaillant la position de l’IIN sur les systèmes de responsabilité pénale pour les adolescents dans les Amériques, les dernières pages de ce document détaillant leur point de vue sur de tels systèmes.  

Des directives techniques et opérationnelles pour la mise en œuvre et l’exécution de sanctions  dans lesquelles des conseils sont donnés concernant l’usage de sanctions autres que la détention ou des mesures socio-éducatives, prenant en compte le droit pour les jeunes à participer et prendre en compte l’orientation générale. Ce document identifie les sanctions et les mesures socio-éducatives qui apparaissent dans les législations des Amériques, établissant ainsi des directives pour leur mise en œuvre, parmi lesquelles ; une intervention pénale minimum, la spécialisation, la participation et la responsabilisation du public. De la même manière, le document fait référence aux conditions nécessaires pour une mise en œuvre effective de ces mesures et sanctions par les autorités responsables, par la production de programmes spécialisés et la coordination des tribunaux. Enfin, le document donne des lignes directrices pour la mise en ouvre de mesures alternatives et de sanctions autres que la détention. 

Pendant l’année 2013, une assistance technique a été mise en place afin d’exécuter des sanctions autres que la détention, en travaillant en Colombie avec L’Institut Colombien du Bien-être Familial (ICBF en anglais) et au Guatemala avec le Secrétariat pour le bien-être Familial de la Présidence de la République du Guatemala, en travaillant avec des délinquants sexuels adolescents, et au Panama en travaillant à la promotion d’un programme de rééducation, dont la mise en œuvre est de la responsabilité du Secrétariat National pour l’Enfance, les Adolescents et la Famille (SENNIAF en anglais). Ce travail a été accompagné d’un programme de formation à distance dans ces trois pays, auquel 90 fonctionnaires ont participé. Cette formation en ligne est programmée pour continuer pendant l’année 2014.

Des conseils sur des méthodes post-sanction appropriées, où cela est nécessaire, une fois que de telles sanctions ont été accomplies et ont permis au jeune de mener à bien sa réhabilitation éducative. Cette procédure post-sanction doit fournir au jeune délinquant un soutien continu, les aidant ainsi à réaliser leur potentiel et d’être réintégrés efficacement dans la communauté une fois la peine purgée. Le document met en lumière les expériences acquises dans les Amériques et établit des principes de gouvernance qui devraient guider cette procédure post-sanction. Dans ses objectifs il est fait référence aux défis rencontrés, en lien avec les mesures institutionnelles et techniques devant être impliquées dans cette procédure post-sanction afin qu’elle soit une réussite.

Un examen comparatif de la législation sur la responsabilité pénale des adolescents dans les Amériques, qui est un document qui a été élaboré comme un outil de consultation mettant en valeur les façons par lesquelles une gamme de différents éléments en lien avec le droit pénal des adolescents ont été intégrés dans la législation de pays des Amériques, chacun étant basé sur un système juridique couvrant le continent entier. 

Des cours sur l’approche générale des systèmes de responsabilité pénale, dans le cadre des cours dispensés par l’IIN aux fonctionnaires. En 2013, un cours s’est développé dont l’objectif est de comprendre les principales caractéristiques des droits juridiques des jeunes et les caractéristiques qui devraient être présentes dans un système juridique afin qu’il puisse être considéré comme étant spécialisé. De cette façon, le contenu du cours couvre la doctrine pour une protection complète des enfants ainsi que le Corpus Juris des droits fondamentaux des enfants, afin d’analyser comment ils ont été mis en œuvre dans des pays spécifiques, et pour ensuite faire une passerelle entre les principes généraux et les principes particuliers de chaque système juridique spécialisé pour les enfants, concernant surtout l’éducation, les objectifs de ces systèmes et les mesures et les sanctions appliquées aux jeunes, afin de savoir comment la pratique s’est développée, principalement à travers l’introduction de mesures socio-éducatives et restauratrices. 

Le cours est destiné aux fonctionnaires et possède des membres dans des pays tels que le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Equateur, El Salvador, le Guatemala, le Mexique, le Paraguay et l’Uruguay.

 

Les politiques publiques de soins complets et de protection des jeunes enfants sont un autre secteur de travail important du Plan d’Action 2011-2015 de l’IIN. Elles visent à élaborer des méthodes permettant la mise en œuvre et le renforcement d’un modèle de gestion intégré et du contrôle des droits. Avec cela en tête, lesquelles de leurs réussites voudriez-vous mettre en lumière ? Quels sont les principaux défis qu’ils rencontreront dans le futur ?

La plupart des pays impliqués dans l’IIN, malgré leur caractère hétérogène, ont des taux de naissance élevés, ou un haut pourcentage de jeunes enfants. Tout cela, lié à la recherche scientifique qui a été conduite sur l’impact que cette étape de développement a sur le futur des enfants, signifie que pendant ces dernières années, les pays ont effectué un effort concerté afin de se concentrer sur le domaine de la petite enfance. 

Certains défis rencontrés par ces pays ont été :

La difficulté à mettre en œuvre des accords intersectoriels effectifs qui fournissent une politique intégrée pour la petite enfance et qui dépasse et va au-delà de la dichotomie classique entre l’éducation, la protection, la sécurité alimentaire et la santé, et ce afin de fournir un soutien total aux enfants de toutes zones.

Que ces politiques ne parlent pas seulement des enfants mais encouragent aussi des changements dans leur environnement de manière à offrir une stimulation, un soutien et une sécurité dont ils ont besoin pour mieux se développer. De cette façon, il devient essentiel de souligner les actions visant la petite enfance grâce à des programmes qui encouragent les compétences parentales, y compris des aspects tels que la résolution non-violente des conflits. La conception et l’évaluation de ces politiques ont besoin de surmonter un obstacle qui a été observé de nombreuses fois par la Comité sur les Droits de l’Enfant : l’absence de systèmes pour contrôler et évaluer ces droits.

Entre 2013 et 2013, l’IIN a travaillé avec ses Etats membres afin de développer un ensemble de directives basées sur des analyses des expériences menées dans différents pays. Ils ont fait en sorte que ces directives et ces recommandations soient adaptées aux réalités de chaque pays et qu’ils proviennent de la pratique. C’est de cette manière qu’ils ont développé ces 3 documents clés :

Des directives pour la mise en œuvre et la gestion des politiques publiques pour une protection intégrale des jeunes enfants.

Un système qui contrôle les droits des enfants : l’avancement de la situation dans chaque Etat membre, des indications et des propositions pour leur mise en œuvre.

Des directives pour la promotion des soins à l’enfant et pour les compétences éducatives a sein des familles.

Ces documents ont été validés par le système interaméricain des droits de l’homme afin de fournir un contexte méthodologique et conceptuel au travail effectué par l’IIN.

Pendant l’année 2012, une cours en ligne a été crée sur la planification d’une politique complète pour la petite enfance. Le cours a été suivi par des experts gouvernementaux, qui sont compétents pour rendre des décisions politiques, et ont été les plus intéressés par le sujet.

Le résultat a été que les participants au cours ont élaboré des projets spécifiques à leur domaine particulier avec le but d’améliorer la qualité et la nature entière de leur travail.

Le défi pour 2014 est de continuer à travailler sur la mise en œuvre de ces directives, continuant ainsi à faire des progrès dans un nombre croissant de pays.


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