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Dimanche 13 Octobre 2019

Salle de Presse

Projet ‘Renforcer les SJJ’ : Séminaire regroupe les autorités belges afin d’aborder les stratégies de lutte contre la radicalisation de la jeunesse

Thursday 1st of June 2017
L’OIJJ au quotidien

Le 24 et 25 avril, l’OIJJ et le Service Public Fédéral de Justice Belge ont co-organisé un séminaire traitant de l’approche de la justice juvénile Belge quant à la lutte contre le terrorisme. Le séminaire a mis l’accent sur les méthodes utilisées par les représentants d’organisations et de municipalités belges ayant pour but d’identifier les jeunes radicalisés, ainsi que sur leur approche pour prévenir et régler ce problème. 


Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet européen, mené par l’OIJJ, ‘Renforcer les systèmes de justice juvénile dans le contexte de la lutte contre le terrorisme : Renforcement des capacités et enseignement mutuel entre les acteurs’ (JUST-2015-JCOO-AG-TERR). L’un des principaux objectifs de ce projet est de recueillir des informations, des éléments probants et enseignements tirés de politiques prometteuses et validées,  et des programmes et pratiques relatifs au terrorisme et à l’extrémisme violent auprès de mineurs de 6 systèmes de justice juvénile européens.

Ce projet, financé par le Programme « Justice » de l’Union Européenne, rassemble une équipe de rechercheurs académiques, des représentants de ministères de justice, ainsi que des organisations de la société civile, venant d’Autriche, de Belgique, de France, d’Allemagne, d’Hongrie, de Lettonie, des Pays-Bas, de Roumanie et d’Espagne.

Durant la première journée du séminaire, les participants ont assisté à la présentation d’un groupe de responsables de politiques antiterroristes provenant de municipalités belges. Le groupe, dirigé par Cédric Foussard, directeur des Affaires Internationales de l’OIJJ, était composé d’Olivier Vanderhaeghen, fonctionnaire de prévention à Molenbeek, Bruxelles ; Hadelin Feront  de la Cellule PRE-RAD et Bravvo, Bruxelles ; ainsi que des inspecteurs Santi et Houttenman du département de la police locale de Bruxelles-Ouest.

Les orateurs ont présenté leurs activités et organisations respectives, lancées au début des années 2010. Les différents programmes couvrent la mise en place des actions spécifiques visant les quartiers où les enfants sont le plus vulnérables face au phénomène de la radicalisation. Ces programmes travaillent principalement avec les familles et communautés de l’enfant. Les acteurs locaux se préoccupent fortement de l’aspect social de la jeunesse radicalisée, étant donné qu’il n’existe pas de profil type concernant la jeunesse à risque.

L’accent a ensuite été mis sur l’importance de tenir compte des vulnérabilités des enfants le plus susceptibles d’être impliqués dans des actions liées à l’extrémisme violent, particulièrement de ceux atteints de troubles mentaux. Le groupe d’experts a exposé d’une façon très claire les différents aspects à prendre en compte, une fois en contact avec la jeunesse et l’extrémisme violent, allant des programmes de prévention jusqu'à la détection d’enfants présentant un grave risque à la sécurité.

Le deuxième jour, l’OIJJ et le Service Public Fédéral Belge ont organisé une conférence de haut niveau avec des partenaires du projet et acteurs gouvernementaux, afin d’échanger sur la manière dont les mineurs impliqués dans l’extrémisme violent sont traités au sein des systèmes de justice juvénile belges à Bruxelles, en Flandres et en Wallonie. Tarik Fraihi, de l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace, a ensuite présenté des données statistiques concernant les enfants « sympathisants », et donné une vue d’ensemble de la situation des rapatriés en Belgique. Par la suite, Sophie Louis, procureure générale à Liège, a expliqué la manière dont la loi fédérale relative à la jeunesse en danger opère au sein de la région francophone de la Belgique.

Pour conclure cette matinée, Stefaan Van Mulders, de l’organisation Agentschap Jongerenwelzijn (Institution de Protection de la Jeunesse), a presenté l’approche flamande des mineurs impliqués dans l’extrémisme violent, ainsi que les programmes spécifiques qu’ils ont développés afin de cibler la privation de liberté et le suivi après libération.

Dans l’après-midi, les partenaires ont assisté et participé à un débat entre plusieurs panélistes. Le premier débat, intitulé ‘Réponses politiques et programmes spécialisés pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent au sein de la jeunesse Belge’, était composé d’Isabelle Seret, du projet ‘Rien à Faire, Rien à Perdre’, Natacha David, chargée de projet pour la prévention de la radicalisation au sein de la Municipalité de Schaerbeek, et Fabienne Durant, criminologue pour les affaires de délinquance juvénile auprès du procureur général.

Au cours du deuxième débat intitulé ‘La situation unique des mineurs et leur protection en vertu du droit international et Européen dans un contexte de lutte contre le terrorisme’, les partenaires ont participé à une discussion menée par Stéphanie Grisard, Co-Agent du Gouvernement devant la Cour européenne des droits de l'Homme et Tzeni Varfi de l’organisation Fair Trials. Les partenaires ont pu expliquer comment les pratiques appliquées diffèrent d’un pays à l’autre, et ce que chacun a trouvé être une réussite.

Au cours de la soirée, l’OIJJ a organisé la première rencontre entre les partenaires de deux projets coordonnés par l’Observatoire : ‘Renforcer les systèmes de justice juvénile dans le contexte de la lutte contre le terrorisme’ et ‘PRALT - La prévention de la radicalisation juvénile : Promouvoir l’utilisation des alternatives à la détention à travers la formation judiciaire’, autour d’un échange à propos de la mise en place du Mémorandum de Neuchâtel sur les bonnes pratiques de justice juvénile en contexte de lutte contre le terrorisme. Ce document sert de guide pour les professionnels en charge de développer et mettre en place des programmes et politiques concernant les situations particulières des enfants se trouvant dans le système de justice pénale pour avoir commis des actes de terrorisme ou d’extrémisme violent.

L’OIJJ tient à remercier le Ministère de la Justice Belge pour son immense soutien durant l’organisation de cette visite ainsi que de la conférence de haut niveau.

 

Co-Funded by the Justice Programme of the European Union

The website section for this project was funded by the European Union’s Justice Programme (2014-2020). The contents of it are the sole responsibility of the “Strengthening Juvenile Justice Systems in the counter-terrorism context” project partners, and can in no way be taken to reflect the views of the European Commission.

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