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Mardi 22 Octobre 2019

Salle de Presse

Séminaire national du projet PRALT en Belgique: Discussion d’experts autour de la prévention de la radicalisation juvénile et des réponses judiciaires

Tuesday 26th of June 2018
L’OIJJ au quotidien

Le séminaire national belge du projet PRALT « La Prévention de la radicalisation juvénile : Promouvoir l’utilisation des alternatives à la détention à travers la formation judiciaire »  s’est déroulé le 22 juin à Bruxelles. Il a été organisé par l’OIJJ en collaboration avec le CAPREV (Centre d’Aide et de Prise en charge de toute personne concernée par les Radicalismes et Extrémismes Violents).


Le projet PRALT s’attache à la question de la prévention de la radicalisation juvénile et à son application à l’intérieur et à l’extérieur du système de justice. L’objectif premier du séminaire était de présenter les observations principales des recherches effectuées par tous les partenaires du projet, et notamment le manuel de formation qui a été créé.

Réunissant des experts de plusieurs ONG, de programmes locaux et du secteur judiciaire, l’évènement a débuté par un discours de bienvenue par Madeleine Guyot, Attachée au Délégué général aux droits de l'enfant (Fédération Wallonie-Bruxelles), durant lequel elle a également présenté la situation de la radicalisation juvénile en Belgique. Adélaïde Vanhove, chargée d'Affaires Européennes pour l’OIJJ, a ensuite fait la présentation du projet PRALT, ses objectifs et ses résultats principaux, comme par exemple entre autres le manuel de formation et le document de politiques.

La première table ronde a porté sur le traitement réservé aux enfants radicalisés au sein des institutions. Delphine Paci, avocat inscrite au Barreau de Bruxelles, a ouvert la discussion avec quelques exemples tirés de son expérience professionnelle. Claire-Anne Dupont, Déléguée au Service de Protection Judiciaire (Fédération Wallonie-Bruxelles), a ensuite expliqué le rôle et le fonctionnement de son département avec les jeunes radicalisés.

Nabila Mazouz, fondatrice de Jihad Van de Moeders, a exposé son analyse du sujet et a suggéré, en s’inspirant de son expérience, certaines mesures (implication des parents, rôle de l’Imam qui doit entamer la discussion avec le jeune).

La seconde table ronde s’est penchée sur la question des réponses judiciaires pour les enfants revenants. Mme Paci a ouvert le débat avec quelques exemples tirés de son expérience professionnelle. Puis, Mme Dupont a expliqué la manière dont les services de protection judiciaire prenaient les enfants revenants en charge. Les participants ont souligné l’importance des liens familiaux, d’un cadre de soutien psychologique et de la réintégration des enfants revenants, bien souvent traumatisés, au sein d’un environnement familier.  

Olivier Vanderhaeghen, Chargé de mission Prévention de la radicalisation (commune de Molenbeek-Saint-Jean), a suggéré que le concept de radicalisation violente ne pouvait pas s’appliquer aux enfants, et que les efforts devraient plutôt se concentrer sur le traitement des traumatismes des enfants. Mme Paci, Mme Dupont et Mme Guyot ont ensuite abordé les détails précis de la procédure belge pour les enfants revenants.

La troisième et dernière table ronde a consisté en une discussion entre les intervenants concernant les mesures et les mécanismes impliqués dans la supervision et la réintégration des enfants radicalisés.

Pascal Pierart, chargé de projets au CREA (Centre de ressources et d’appui pour la prévention des extrémismes et des radicalismes violents, Fédération de Wallonia-Bruxelles), a présenté des projets de prévention primaire, comme par exemple le projet « Rien à faire, rien à perdre ».

Enfin, Alain Nlamdu, ethnopsychologue et consultant chez Solentra asbl, a partagé son expérience avec des enfants soldats et a établi le lien entre ces enfants et les jeunes radicalisés. 

 

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