Vendredi 18 Janvier 2019

Prix OIJJ

Prix International ‘Justice Juvénile Sans Frontières’
Cinquième édition 2018

Dr. Francisco Legaz Cervantes. Chairman, International Juvenile Justice Observatory (IJJO)Dr. Francisco Legaz Cervantes
Président de l'Observatoire International de Justice Juvénile

Mots d'accueil de la cinquième édition du Prix International « Justice Juvénile Sans Frontières », 2018.

« En tant que président de l’OIJJ, je voudrais exprimer le grand honneur que représente pour nous cette célébration de la 5ème édition du Prix international «Justice Juvénile Sans Frontières».

Les lauréats de cette édition illustrent les valeurs que cette reconnaissance vise à promouvoir, avec un travail considérable et remarquable qui contribue à la promotion des systèmes de justice juvénile et à la protection des droits des enfants et des jeunes dans le monde.

Leurs recherches, leurs rapports, leurs interventions, leur éducation, leurs activités de plaidoyer, entre autres, ont amélioré la situation des enfants dans de nombreux pays. Ils ont également influencé les politiques, les pratiques et les programmes et ont sensibilisé le monde aux problèmes auxquels sont confrontés les enfants menacés d'exclusion sociale et en conflit avec la loi. »

Discours de bienvenue complet du Président, présentant les lauréats

 

Les lauréats de cette cinquième édition sont:

CENTRE D’ETUDES JURIDIQUES

CENTRE D’ETUDES JURIDIQUES
Representé par María de las Heras García, Directrice du Centre

Récompensé pour son travail d’enrichissement de la formation et de renouvellement des connaissances de professionnels du domaine juridique, au niveau national et international. Son œuvre participe à la modernisation du système judiciaire, et promeut une justice juvénile respectueuse des normes internationales et axée sur la prévention de la délinquance juvénile, la protection des droits des enfants et des adolescents en contact avec le système judiciaire, et la réintégration sociale des jeunes en conflit avec la loi.

CENTRE D’ETUDES JURIDIQUES Representé par María de las Heras García, Directrice du Centre« Au sein du Centre d’Etudes Juridiques d’Espagne (CEJ), nous essayons d'aborder le problème de la justice juvénile à la fois du point de vue de la réforme et du point de vue de la protection, en mettant particulièrement l’accent sur la justice restaurative avec une approche multidisciplinaire.

Pour cela, je tiens à remercier, au nom de tous ceux qui font partie du CEJ et de toutes les personnes qui viennent y être formées, en particulier les procureurs appartenant au bureau du procureur de la jeunesse, présidé par M. José Javier Huete, en leur faisant parvenir cette récompense qui nous encourage et nous motive à continuer à travailler dans cette continuité. »

María de las Heras García

 
Plus d'info

Le Centre d’Etudes Juridiques

Le Centre d’Etudes Juridiques de Madrid est issu de la dénommée Ecole Judiciaire qui a formé des membres du pouvoir Judiciaire et du Ministère Public depuis 1944.

En 1994, l’école a séparé la formation des procureurs de celle des juges et le Centre d'Etudes Judiciaires a commencé à fonctionner en tant que Centre d'Etudes Juridiques de l'Administration de la Justice. Il a également commencé à offrir une formation à d'autres membres du personnel de l'Administration de la Justice.

La résolution fut ensuite adoptée pour la création de l’Ecole Judiciaire, qui devait être située à Barcelone et ouverte en 1997.

En 2003, le Centre d’Etudes Juridiques a adopté son propre statut, qui a été adopté par le décret royal n°1276/2003 du 10 octobre et qui le constitue en tant qu’organe autonome rattaché au Ministère de la Justice (le secrétaire d’État à la Justice) chargé principalement de collaborer avec ce dernier et le Bureau du Procureur Général chargé de la sélection, de la formation et du perfectionnement des membres du Ministère Public; uniquement avec les Secrétaires des Ministères, les Médecins Légistes et les autres membres du personnel de l'Administration de la Justice. Sa fonction comprend également la formation continue du Procureur Général.

En tant qu’organe autonome, le Centre d’Etudes Juridiques a une personnalité juridique distincte, des fonds propres, un budget et l’indépendance de la direction. Bien que son siège se trouve à Madrid, il fonctionne dans toute l’Espagne.

 

Biographie

María De Las Heras García
Directrice du Centre D’Etudes Juridiques

María De Las Heras GarcíaDiplômée en droit à l'Université de Murcie. Membre de la carrière fiscale depuis 1999. Cours "Assistance rapide d'experts et coopération pour les opérations de prévention des conflits, de gestion de crise et de relèvement après le conflit (REACT)", dispensé par la Fondation Helsinki d’Espagne et l'Université Complutense de Madrid.

Première prise de fonctions, Bureau du Procureur de Gérone. Procureure principale du parquet de Madrid depuis 2009.

Conseillère des procureurs au Centre d’Etudes Juridiques en 2011 et 2012.

Depuis octobre 2012, Procureure principale rattachée au Procureur responsable de l'Unité de la coopération internationale du Bureau du Procureur général.

Conseillère résidente des projets suivants financés par l'UE: projet de Twinning «Lutte contre le crime organisé et assistance juridique internationale» (Twinning Project ‘Fight against organized crime and international legal assistance”) en Pologne (2002-2003); Projet de Twinning «Lutte contre le crime organisé et la corruption Twinning Project “Fight against organized crime and Corruption”) en Croatie (2005-2006); et projet de Twinning «Appui au bureau du procureur général pour qu'il procède à l'inspection et à l'évaluation des procureurs» (Twinning Project en Albania AL 05 IB JLS 01 “Support to the General Prosecutor's Office to Undertake Inspection & Evaluation of Prosecutors”) en Albanie (2008-2010), dans des services spécialisés, organisant, coordonnant et répartissant des activités de formation, tout en donnant des conseils sur l’adoption de mesures législatives et institutionnelles.

Cheffe de projet Twinning Light Project en Croatie sur la formation de juges et avocats (HR/2008/IB/JH/03TL), “Strengthening the work of the State School for Judicial Officials through upgrading its professional training programmes and work flow”), avec la participation du CEJ.

Experte principale dans les projets suivants: Projet de Twinning en Albanie «Soutien aux structures d’enquête sur le blanchiment de l’argent et la criminalité financière en Albanie» (Twinning Project in Albania (AL 2009 IB JH 03), “Support to Anti-Money Laundering & Financial Crimes Investigation Structures in Albania”) et dans le projet Twinning Light «Lutte contre la corruption» en Slovaquie (2008).

Évaluatrice du Conseil de l'Europe en matière de corruption (GRECO) de Bosnie-Herzégovine (2e cycle d'évaluation).

 
Dr. Barry Goldson

Dr. Barry Goldson
Membre de l’Académie britannique des sciences humaines et sociales,
Professeur titulaire de la chaire Charles Booth de sciences sociales (Université de Liverpool)

Récompensé pour son long parcours de chercheur dans le domaine de la justice juvénile, analysant son développement et sa mise en place dans divers pays dans le contexte des normes internationales des droits de l'homme et de l'approche centrée sur l'enfant promue par le Conseil de l'Europe; et en partageant son expertise des systèmes de justice juvénile avec les Nations unies et divers comités parlementaires et organisations à but non lucratif.

Dr. Barry Goldson« Mon engagement envers la justice juvénile a occupé la majeure partie de ma vie d’adulte, et c’est tout naturellement que je suis honoré de recevoir le Prix International de Justice Juvénile Sans Frontières décerné par l’Observatoire International de Justice Juvénile, l’OIJJ. L’OIJJ est une organisation que je connais - et avec laquelle j’ai collaboré de bien des manières différentes - depuis très longtemps. Tout au long de cette association, j’ai pu voir la portée de l’OIJJ grandir et se développer à l’échelle mondiale, et c’est donc pour moi un honneur de voir mes travaux récompensés para une organisation jouissant d’une telle présence internationale.

Et c’est avec le même sentiment que je rejoins la liste prestigieuse des précédents lauréats du Prix International de Justice Juvénile Sans Frontières. J’éprouve envers bien d’entre eux respect et admiration pour leurs inestimables contributions au projet d’une justice juvénile mondiale. »

Barry Goldson

 
Plus d'info

Biographie

Le Prof. Dr. Barry Goldson est membre de l’Académie britannique des sciences humaines et sociales, et titulaire de la chaire Charles Booth de sciences sociales à l’Université de Liverpool (Royaume Uni). Il est également professeur invité chargé de recherche à la Faculté de droit de l’Université de Nouvelle Galles du Sud de Sydney (Australie), professeur honoraire en sciences sociales à l’Université Hope de Liverpool (Royaume Uni), et professeur associé à l’École de justice de l’Université de technologie du Queensland de Brisbane (Australie).

Il est président du Département de criminologie juvénile/Réseau justice juvénile de la Société britannique de criminologie, et co-président du Groupe de travail thématique sur la justice juvénile de la Société européenne de criminologie. Le professeur Goldson est un associé de longue date de l’Observatoire International de Justice Juvénile et un membre académique du Comité européen de justice juvénile. En janvier 2018, il a été nommé au sein du Conseil consultatif de l’étude globale des Nations Unies sur les enfants privés de liberté dirigé par le professeur Manfred Nowak.

Les recherches du professeur Goldson portent surtout sur les coïncidences entre les normes internationales relatives aux droits de l’homme et les systèmes de justice juvénile comparés. Ses recherches et ses publications sur ces deux sujets liés sont extensives. Il a présenté ses travaux dans pas moins de 200 conférences à travers le monde (Australie, Canada, Chine, Chili, États-Unis et Europe). On retrouve parmi ses plus récentes publications :

  • Youth Crime and Juvenile Justice (en trois volumes, 2009) ;
  • Youth in Crisis, Gangs, et Territoriality and Violence (2011);
  • Youth Crime and Justice (2nde édition, 2015);
  • Justice and Penal Reform: Re-shaping the Penal Landscape (2016);
  • Juvenile Justice in Europe: Past, Present and Future (2018).

Il travaille actuellement à la rédaction de deux ouvrages à paraître en 2019 : Youth Justice and Penalty in Comparative Context (qu’il écrit avec plusieurs confrères australiens) et Re-imagining Juvenile Justice.

Le professeur Goldson fait partie intégrante de la communauté internationale de recherche, et il a su établir de solides relations que ce soit dans des organisations gouvernementales nationales et internationales, des organismes de défense des droits de l’homme, ou des organisations de réforme pénale progressistes.

 
HUMAN RIGHTS WATCH

HUMAN RIGTHS WATCH
Représentée par Jo Becker, Directrice de la défense des droits des enfants

Récompensée pour son engagement pour la protection des droits des enfants du monde entier, en particulier les enfants en contact avec la justice, à travers la dénonciation des violations à leurs droits, l’information quant aux échecs des systèmes de judicaires à mettre en place les normes internationales, la sensibilisation des groupes d’intérêt quant à la nécessité de réformer les lois, les politiques et les programmes pour garantir la supériorité de l’intérêt des enfants, et la reconnaissance de tous ceux qui défendent les membres les plus vulnérables de la société.

Children’s Rights Division at Human Rights Watch « Human Rights Watch est extrêmement honorée de recevoir le Prix International de Justice Juvénile Sans Frontières décerné par l’Observatoire International de Justice Juvénile.

Notre travail à travers le monde nous amène à constater que bien trop d’enfants sont emprisonnés et voient leurs perspectives d’avenir réduites du fait de réponses trop sévères à des délits supposés.

Trop de gouvernements usent de l’emprisonnement comme premier et non comme dernier recours, et négligent leur obligation de garantir la réhabilitation des enfants et leur réintégration dans la société. Human Rights Watch œuvre à travers le monde pour documenter les mauvais traitements infligés aux enfants dans les systèmes de justice pénale et pour prendre leur défense. »

Jo Becker

 
Plus d'info

Département des droits des enfants, Human Rights Watch

Depuis plus de vingt ans, le département de défense des droits des enfants œuvre pour faire avancer leurs droits à travers le monde.

Conscients qu’ils ont bien plus de risques d’être exploités et maltraités, nous enquêtons sur les mauvais traitements que les enfants subissent, et ce où qu’ils puissent être commis. Nous révélons sans concessions les violations commises dans nos rapports et des apparitions ciblées dans les médias, et faisons pression sur les gouvernements pour qu’ils protègent et défendent les droits des plus jeunes.

Nous nous occupons de toute sorte de problèmes touchant les droits des enfants dont l’impact dévastateur de la guerre sur les enfants, le manque d’accès à une éducation pour les jeunes de nombreux pays, les conséquences physiques et émotionnelles les plus lourdes du travail des enfants, la détresse des migrants et réfugiés mineurs non-accompagnés, et le traitement inhumain que les jeunes subissent dans les systèmes de justice juvénile.

Nous avons fourni des preuves d’abus dans des systèmes de justice juvénile du monde entier, à la suite d’enquêtes internationales, que ce soit au Burundi, au Brésil, en Égypte, au Liban, en Lybie , au Pakistan, en Papouasie-Nouvelle Guinée, en Arabie Saoudite, au Yémen ou aux États-Unis. C’est d’ailleurs sur le système juvénile de ce dernier pays que nous nous sommes focalisés ces dernières années, car il est responsable de plus d’incarcérations d’enfants que n’importe quel autre pays du monde. Nous avons aidé, en partenariat avec des organisations locales, à apporter des changements cruciaux aux lois de l’état de Californie, en mettant fin au transfert de jeunes de 14-15 ans dans le système de justice pénale pour adulte, en protégeant les enfants durant les interrogatoires de police, et en élargissant les possibilités de liberté conditionnelle pour des jeunes condamnés à des peines extrêmement longues, pour des crimes commis avant leur majorité.

 

Biographie

Jo Becker
Directrice de la défense des droits des enfants

Jo BeckerJo Becker est une militante des droits de l'enfant avec plus de 20 ans d'expérience dans les domaines des droits de l'homme et de la justice sociale. En tant que directrice de la défense des droits des enfants à Human Rights Watch, elle a été à l’avant-garde des efforts internationaux visant à mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats et au travail des enfants, et à protéger les enfants vulnérables. Elle a enquêté sur les droits des enfants en Birmanie, au Ghana, en Inde, en Indonésie, au Maroc, au Népal, au Sri Lanka, en Ouganda et aux États-Unis et a publié de nombreux articles dans les principales revues de presse internationales. Elle est l’auteure primée de deux ouvrages, Human Rights Advocacy in Practice, et Campaigning for Children: Strategies for Advancing Children’s Rights. Elle enseigne également les droits de l'homme à l'Université Columbia.

 
MISIONES SALESIANAS (Missions Salésiennes)

MISIONES SALESIANAS (Missions Salésiennes)
ONG representée par José Antonio San Martín, Directeur

Récompensée pour son travail dans plus de 130 pays dans le but de prendre en charge les enfants victimes de l’exclusion, de la pauvreté, de la violence et de la maltraitance en leur donnant accès à l’éducation, à l’insertion professionnelle et aux saines habitudes de vie. L’ONG se démarque pour son travail de prévention de la délinquance juvénile et de réinsertion sociale des enfants soldat au travers de projets visant à offrir à ces enfants une éducation et des conditions de vie dignes qui leur permettent de parfaitement s’intégrer à la société, en les sortant de la marginalité et de la criminalité.

MISIONES SALESIANAS (Missions Salésiennes)« Le Prix International ‘Justice Juvénile Sans Frontières’ est une très importante reconnaissance du travail effectué par Misiones Salesianas et les missionnaires salésiens dans 136 pays, en faveur des enfants et des jeunes. La protection et l’éducation des mineurs est notre raison d’être, et une telle distinction nous encourage à toujours poursuivre notre mission. »

José Antonio San Martín

 
Plus d'info

En faveur des enfants et des jeunes

Misiones Salesianas œuvre pour protéger, éduquer et faire entendre les enfants et les jeunes du monde, en particulier ceux en situation d’exclusion ou très difficiles. Nos centres salésiens forment plus d’un million et demi de mineurs et de jeunes du monde entier. L’éducation est pour nous l’un des moyens les plus efficaces de lutter contre la pauvreté et les inégalités. L’éducation est un moyen de changer l’avenir de milliers d’enfants et de jeunes, et nous nous efforçons de leur fournir des espaces qui garantissent leur sécurité. Nous disposons ainsi de centres d’accueil pour les enfants des rues, pour les mineurs victimes de trafic, d’exploitation, de maltraitance… Nous travaillons aussi pour les jeunes déplacés ou réfugiés dans des camps de réfugiés où nous les accompagnons et éduquons. Nous luttons pour que leurs droits ne soient pas violés et qu’ils puissent avoir une vie pleine d’espoir.

Le jeu et le droit aux loisirs sont aussi des moyens fondamentaux pour assurer aux enfants et aux jeunes une éducation intégrale de qualité. Par le jeu, le sport, les activités créatives… les jeunes pratiques les valeurs du travail collectif, de l’amitié, de la solidarité… Ainsi, les missionnaires salésiens disposent de presque deux mille centres juvéniles dans le monde où plus de 800 000 jeunes et enfants sont pris en charge, et où ils participent activement. Ils représentent l’avenir mais aussi le présent des sociétés et leur voix se doit d’être écoutée.

 

Biographie

José Antonio San Martín
Directeur

José Antonio San Martín est un prêtre salésien né à la Corogne. Il a consacré sa vie au travail avec les jeunes et à l’éducation. Il est licencié en Histoire de l’Université d’Oviedo et, docteur de l’Université Pontificia de Salamanque (siège madrilène) en Théologie pastorale. De plus, il a obtenu un Master en Assistance et médiation familiale à l’Université de Comillas de Madrid.

Il forme des éducateurs et des professeurs sur l’enseignement et a publié des œuvres telles que Mediación Escolar, Relación profesor-alumno, A la búsqueda del Dorado, 10 criterios para educar hoy a tus alumnos…

Il est le directeur de Misiones Salesianas depuis 2014, et œuvre pour que les enfants et les jeunes du monde entier puissent disposer des clés d’un avenir plein d’espoir.

 
Dr. Terrie E. Moffitt

Dr. Terrie E. Moffitt
Professeur au centre universitaire Nannerl O. Keohane – Université de Duke (États-Unis) & au Centre de psychiatrie sociale, génétique et du développement du Conseil de la recherche médicale au King’s College de Londres (Royaume-Uni),
Codirectrice des Études pluridisciplinaires de la santé et du développement - Université d’Otago, Dunedin (Nouvelle-Zélande)

Récompensée pour son éminent parcours académique dédié à l’étude et à l’analyse du développement humain, notamment des comportements antisociaux et criminels. Ses théories ont contribué au développement de politiques et de pratiques de justice juvénile plus efficaces et factuelles à travers le monde. De même, elle se distingue par sa participation à diverses études longitudinales qui ont permis d’améliorer notre compréhension de divers aspects du comportement humain.

Dr. Terrie E. Moffitt« C’est une récompense très spéciale honorant la protection des enfants à travers le monde, en particulier ceux en conflit avec la loi. […] J’ai étudié ces derniers en les suivant durant des décennies dans ce que l’on dénomme des études longitudinales. Je pense que les études longitudinales […] donnent de l’espoir aux professionnels œuvrant au sein des systèmes de justice juvénile car, à l’instar de celles pour lesquelles j’ai travaillé, elles leur rappellent que la plupart des délinquants juvéniles deviendront des citoyens productifs. »

Terrie E. Moffitt

 
Plus d'info

Biographie

Lorsqu’il s’agit de comprendre les comportements anormaux et antisociaux, Terrie E. Moffitt voit les choses sur le long terme. Fondatrice de l’Environmental-Risk Longitudinal Twin Study (Étude longitudinale des risques environnementaux sur les jumeaux), qui a débuté en 1994 et suit 2 200 jumeaux britanniques ainsi que leurs familles, elle est également codirectrice des Études pluridisciplinaires de la santé et du développement de Dunedin, en Nouvelle-Zélande, une autre étude longitudinale en cours et qui a débuté en 1972.

Grâce à ces études, Terrie Moffitt a pu établir le lien entre l’expérience de l’enfance et l’antisocialité chez l’adulte. Elle a établi une taxinomie binominale des comportements antisociaux et criminels qui distingue deux catégories au sein de la population affectée: les « antisociaux persistants » dont le trouble remonte à l’enfance et se maintient durant le parcours de vie, et les «adolescents antisociaux » dont le trouble s’estompe passée cette période et qui finissent par devenir d’honnêtes citoyens adultes. Cette théorie a influencé des politiques et des pratiques relatives à la justice juvénile dans plusieurs pays. Étayée par son travail empirique, la théorie de Terrie Moffitt lui a valu de nombreuses récompenses, dont le Prix de Stockholm de Criminologie en 2007 et le Prix Klaus J. Jacobs de Recherche en 2010.

Ses recherches s’étendent à d’autres domaines : les études révolutionnaires de son équipe sur les interactions gène-environnement ont été les premières de leur genre en recherche sur la santé mentale. Elles ont démontré qu’un génotype spécifique (le gène MAO-A polymorphique) peut prédisposer aux comportements antisociaux et violents, mais seulement dans un environnement spécifique (mauvais traitements pendant l’enfance). L’équipe de recherche de Terrie Moffitt, basée à l’Université de Duke et au King’s College de Londres, utilise désormais des techniques issues de l’imagerie neurologique, de la génomique et de la recherche sur les marqueurs biologiques dans ses études de cohortes. Son but est d’améliorer notre compréhension de l’évolution et du développement des personnes souffrant de troubles psychiques au cours de leurs vies, de l’enfance à l’âge mûr.

 
Dr. Alessandro Padovani

Dr. Alessandro Padovani
Psychologue, directeur du département social et éducatif de l’Istituto Don Calabria (Italie)

Récompensé pour son long parcours dédié à la prévention de la délinquance juvénile et la réhabilitation des jeunes en conflit avec la loi, en particulier en tant qu’expert des tribunaux pour mineurs italiens où il a promu une approche centrée sur les besoins spécifiques des enfants ; et pour son travail éducatif, formatif et de recherche dans ce domaine à l’Istituto Don Calabria.

Dr. Alessandro Padovani« Le "Prix International de Justice Juvénile Sans Frontières" représente pour moi deux choses : c’est un encouragement à poursuivre notre engagement personnel et professionnel envers les adolescents qui, principalement à cause de l’exclusion sociale, sont pris en charge par la justice pour mineurs; c’est aussi la reconnaissance des efforts quotidiens de tous les confrères qui, avec moi, œuvrent afin d’offrir de nouvelles opportunités aux adolescents et une chance pour leur réinsertion dans la vie sociale.

Ce prix est dédié à l’avenir de ces adolescents.

Merci. »

Alessandro Padovani

 
Plus d'info

Biographie

Alessandro Padovani a 54 ans. Il a une Licence en Psychologie. Il est le directeur du département social et éducatif de l’Istituto Don Calabria et gère directement les services de protection des enfants et des adolescents en Italie, en Roumanie, au Portugal et en Ukraine. De 1996 à 2004, il a travaillé en tant que juge honoraire du Tribunal pour enfants de Venise et, de 2005 à 2010, en tant que juge honoraire de la section pour mineurs de la Cour d’appel de Venise.

Le Dr. Padovani travaille principalement à la mise en place de services et de programmes concernant la protection des mineurs et la justice pénale juvénile. Membre du Comité scientifique de l’Institut de santé mentale, droit et politique de l’université Simon Fraser de Vancouver (Canada), il est également l’auteur de divers articles et publications parus dans des revues internationales d’Italie, de Roumanie, de Colombie, du Mexique et du Brésil concernant principalement des programmes d’intervention dans les systèmes de justice pénale juvénile.

Actuellement, le Dr. Padovani participe et coordonne divers projets sur le thème de l’intégration de programmes de protection et de justice juvénile dans divers pays européens (Roumanie, Portugal et Ukraine), au Paraguay, en République Dominicaine et au Kenya.

 
Logo OIJJ
  • Observatoire International de Justice Juvénile (OIJJ). Fondation Belge d'utilité Publique

    Tous droits réservés

  • Siège: Rue Mercelis, nº 50. 1050. Bruxelles. Belgique.

    Téléphone: 00 32 262 988 90. Fax: 00 32 262 988 99. oijj@oijj.org

Sur ce site internet, nous employons des cookies dans le but d'améliorer l'expérience des utilisateurs

Je désire recevoir de plus amples informations.