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Lundi 16 Juillet 2018

Prix OIJJ

Troisième édition

La troisième édition du Prix International ‘Justice Juvénile Sans Frontières’ a eu lieu dans la Salle Gothique de l'Hôtel de Ville de Bruxelles (Belgique) le 3 décembre 2014.

Cette récompense a été créée en 2010 par l'Observatoire International de Justice Juvénile (OIJJ) dans le but de reconnaitre le travail d'experts, de personnalitées et d'institutions de différents domaines qui font preuve d'un engagement ferme pour le développement du système de justice juvénile axée vers la promotion des enfants et des jeunes en conflits avec la loi, toujours régie par les règles et normes internationales.

La cérémonie s' est tenue dans le cadre de la 6ème Conférence International OIJJ ‘La privation de liberté des enfants en dernier ressort: Vers des politiques relatives aux alternatives, basées sur des faits prouvés’. La Conférence a abordé la nécessité d'améliorer l'efficacité des politiques et des programmes visant à briser les cycles de la violence dans ses différents stades. Elle a mis la priorité sur les alternatives à la détention, la médiation et la résolution des conflits dans le cadre social, familial et celui de l'environnement communautaire.

Discours d'ouverture.

Francisco Legaz, Président de l'Observatoire International de Justice Juvénile.

Video: Dr. Francisco Legaz Cervantes, Discours d'ouverture.

Video: Renate Winter, Discours d'ouverture.

Les gagnants de cette troisième édition sont:

WEST-EASTERN DIVAN ORCHESTRA

WEST-EASTERN DIVAN ORCHESTRA PRIX HONORIFIQUE
Dirigé par Daniel Barenboim.

Pour avoir utilisé leur musique comme moyen de promotion de la paix et de solutions justes face aux conflits et pour avoir renforcé le respect des droits de l'Homme, indépendamment de la culture, de la religion ou de la race.

Video: West-Eastern Divan Orchestra. Discours.

C'est un honneur pour le West-Eastern Divan Orchestra de voir leurs efforts ininterrompus reconnus à travers le prix international de la justice juvénile sans frontière. Au cours de son existence, le West-Eastern Divan Orchestra a montré que la musique pouvait éliminer des barrières considérées insurmontables. Cela prouve que des ponts peuvent être construits pour encourager les gens à s'écouter les uns les autres. La musique en elle-même ne peut, bien sûr, résoudre ni le conflit israélo-arabe ni aucun autre conflit. Mais elle peut apporter la validité des expériences et histoires de la vie de tous les cotés.

Membres de l'orchestre

 
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Biographie

Depuis 15 ans maintenant, le West-Eastern Divan Orchestra a été très présent dans le monde international de la musique. En 1999, Daniel Barenboim et l'homme de lettres palestinien Edward Said ont créé un atelier pour jeunes musiciens d’Israël, Palestine et plusieurs pays arabes pour promouvoir la coexistence et le dialogue interculturel. Ils ont nommé l'orchestre après la collection de poèmes « West-Eastern Divan » de Johann Wolfgang von Goethe, un travail essentiel pour le développement du concept de culture mondiale.

Les premières représentations du West-Eastern Divan Orchestra ont eu lieu à Weimar et Chicago. En 2002, il a élu résidence à Séville, en Espagne, où il est généreusement soutenu par le gouvernement régional d'Andalousie (Junta de Andalucía). La base de l'orchestre se compose d'un nombre égal de musiciens israéliens et arabes, ensemble avec un groupe de membres espagnols. Les musiciens se retrouvent tous les étés pour un atelier, où ont lieu des répétitions, des conférences et des discussions, suivis d'une tournée internationale.

Le West-Eastern Divan Orchestra a prouvé à maintes reprises que la musique pouvait éliminer des barrières considérées auparavant insurmontables. L'unique aspect politique qui domine dans le travail du WEDO est la conviction qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit israélo-arabe et que les destins des Israéliens et des Palestiniens sont inextricablement liés. A travers son travail et son existence, le West-Eastern Divan Orchestra prouve que des ponts peuvent être construits pour encourager les gens à s'écouter les uns les autres.

Bien que la musique seule ne puisse pas résoudre le conflit israélo-arabe, elle donne le droit et l'obligation aux gens de s'exprimer pleinement lorsqu'ils écoutent leurs voisins. Basée sur cette notion d'égalité, de coopération et de justice pour tous, l'orchestre représente un modèle alternatif à la situation présente du Moyen-Orient.

L'orchestre est également une plate-forme pour la rencontre entre les religions du monde connectées au rôle d’Israël et de la Palestine en tant que lieux d'une signification spirituelle particulière. En plus de juifs et musulmans, les membres inclus des chrétiens de congrégations catholiques, protestantes et orthodoxes orientales auxquelles une minorité importante d'Arabes appartiennent.

Le répertoire de l'orchestre va au-delà des travaux symphoniques aux opéras et musique de chambre. Des temps forts lors de concerts ont inclus des performances à la Philharmonie de Berlin, la Scala de Milan, le Musikverein de Vienne, le Carnegie hall de New York, le Conservatoire Tchaikovsky de Moscou, le Musée Hagia Eirene d'Istanbul, la Salle Pleyel de Pairs, la Plaza Mayor de Madrid et le théâtre Colón de Buenos Aires, ainsi qu'un concert en l'honneur du Secrétaire général Kofi Annan dans la salle de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York en décembre 2006. L'orchestre est un invité régulier aux BBC Proms et aux festivals tels que Salzbourg et Lucerne.

Le West-Eastern Divan Orchestra a sorti un certain nombre de CDs et DVDs hautement acclamés. En particulier des enregistrements en direct de Tchaïkovski : Symphonie No. 5 / Verdi : ouverture de La Forza del Destina / Sibelius : Valse Triste (2004) ; le concert emblématique au Palais de la culture de Ramallah (2005) ; Beethoven : 9ème Symphonie (2006) ; Mozart : Symphonie concertante en Mi bémol / L'ouverture de Leonore de Beethoven (2007) ; et Schönberg : Variations pour orchestre / Tchaïkovski : Symphonie No. 6 (2011) : le cycle complet des symphonies de Beethoven (2012). Le documentaire « Le savoir est le commencement » de Paul Smaczny a remporté plusieurs prix, y compris un International Emmy (2006). Plus récemment, la Symphonie fantastique de Berlioz a été enregistrée en juillet 2013.

 
ROBERT BADINTER

ROBERT BADINTER
Ancien Ministre de la Justice en France et Ex-président du Conseil Constitutionnel français.

Pour son travail exceptionnel et son engagement personnel dans la lutte contre la peine de mort, dans l'amélioration des droits des victimes, dans le développement de peines non privatives de liberté, en particulier lors de son mandat de Ministre de la Justice, mais aussi en temps que défenseur des droits de l'Homme.

Video: Robert Badinter. Discours.

Je suis très sensible à cette distinction venant d’une institution qui œuvre avec conviction et ardeur à l’amélioration de la justice des mineurs. Je vous prie de transmettre aux membres du jury l’expression de ma reconnaissance.

Robert Badinter

 
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Biographie

Robert Badinter a été membre du Sénat français de 1995 à 2011. Au cours de sa remarquable carrière, il a également été ministre de la justice (1991-1996), président du conseil constitutionnel (1986-1995), président de la commission d'arbitrage de l'ex-Yougoslavie (1992-1995), membre de la convention de Bruxelles pour la constitution européenne (2003) et parmi le groupe de haut niveau nommé par le secrétaire général Kofi Annan (2003-2004). Robert Badinter s'est longtemps battu pour l'abolition de la peine de mort. Il est membre de la commission internationale contre la peine de mort.

Robert Badinter détient le plus haut diplôme de la Sorbonne et un master de l'Université de Columbia. Il a été nommé professeur de droit à la Sorbonne en 1965 (émérite depuis 1996). Il est l'auteur de L'Exécution (1973), Libertés, Libertés (1975), Concordet, an intellectual in politics, en collaboration avec Elisabeth Badinter (1988), Free and equals, the emancipation of the Jews 1789-1791 (1989), Another justice (1990), The Republican Prison 1873-1914 (1993), C.3.3. (avec un avant-propos sur Oscar Wilde et la justice) (1995), Ordinary anti-Semitism : Vichy and the Jewish lawyers 1940-1944 (1996), The Abolition (2000), An European Constitution (2002), Against Death Penalty (2006), Les Epines et les Roses (2011).

 
DAVID FARRINGTON

DAVID FARRINGTON
Professeur émérite de psychologie et criminology et Membre émérite de Leverhulme Trust à l'Institut de Criminologie de l'Université de Cambridge.

Pour son dévouement à l'étude des causes de la délinquance juvénile ainsi que sa contribution personnelle au développement d'une approche multidisciplinaire dans la recherche de ce phénomène, en soulignant la variété des facteurs qui peuvent mener les enfants à des comportements délictueux.

Video: David Farrington. Discours.

Je suis très heureux et honoré de recevoir le prix international de la justice juvénile sans frontière. Cela va grandement m'encourager à continuer mes efforts pour établir une intervention précoce pour sauver les enfants d'une vie de délits et pour faire connaître aux décideurs politiques les différents programmes qui peuvent aider les enfants à risque à mener des vies réussies. Ces programmes, non seulement évitent les délits et améliorent la réussite dans la vie, mais ils peuvent également sauver beaucoup d'argent aux gouvernements en évitant les procédures de justice criminelle. Mieux vaut prévenir que guérir !

David P. Farrington

 
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Biographie

David P. Farrigton est professeur émérite de criminologie psychologique et membre émérite de Leverhulme Trust à l'institut de criminologie de l'université de Cambridge. Il va recevoir le prix August Vollmer de la société américaine de criminologie (ASC) en 2014. Il a reçu le prix de Stockholm en criminologie et le prix Freda Adler de chercheur éminent de la division criminologie internationale de l'ASC en 2013. Il est le président de la division de l'ASC sur la criminologie de développement et au cours de la vie. Il a été président de la société américaine de criminologie, président de la société européenne de psychologie et droit, président de la société britannique de criminologie, président de l'académie de criminologie expérimentale, président de la division de psychologie judiciaire de la société britannique de psychologie, président du département du Royaume-Uni du comité consultatif sur la santé pour le programme national sur la santé judiciaire mentale, vice-président du comité de l'académie scientifique nationale américaine sur la violence et co-président de quatre groupes d'études de l'OJJDP, NIJ et CDC. Il a reçu les prix Sellin-Glueck et Sutherland de l'ASC, l'association européenne de psychologie et droit, le prix pour contributions remarquable de longue carrière, le prix Joan McCord de l'académie de criminologie expérimentale, le prix Jerry Lee de la division de criminologie expérimentale de l'ASC et le prix Robert Boruch de la collaboration Campbell. Son principal intérêt de recherche est la criminologie de développement et il est le directeur de l'étude de Cambridge sur le développement de la délinquance, une étude longitudinale prospective sur plus de 400 hommes londoniens âgés de 8 à 56 ans. En plus de plus de 600 articles de journaux et chapitres de livres sur les thématiques de criminologie et psychologie, il a également publié près de 100 livres, monographies et rapports gouvernementaux.

 
MUHAMMAD IMMAN ALI

MUHAMMAD IMMAN ALI
Juge de la Cour suprême du Bangladesh.

Pour son dévouement à la protection des droits des enfants, pour son travail en temps qu'acteur essentiel à la Cour suprême du Bangladesh, pour avoir remédié aux problèmes sociaux, éducatifs et à ceux touchants la protection sociale auxquels sont confrontés les enfants en contribuant à sensibiliser la population sur la protection juridique des enfants dans le système judiciaire du Bangladesh. Muhammad Imman Ali est ainsi devenu un exemple inspirant pour la défense des droits des enfants dans la plupart des pays de l'Asie-Pacifique.

Video: Muhammad Imman Ali. Discours.

C'est un grand honneur pour moi et pour le Bangladesh que de recevoir ce prix prestigieux de l'OIJJ. Je suis sincèrement ému par ce geste. Cela représente la reconnaissance d'années d'efforts sérieux pour changer la vie des 70 millions d'enfants du Bangladesh. Personne ne peut dénier le fait que les enfants de part le monde sont vulnérables et ont besoin d'attention et de protection. Ceux qui enfreignent la loi, i.e. sont en conflit avec la loi, ont encore plus besoin d'attention car ils se retrouvent dans un cycle de criminalité inextricable pour lequel ils n'étaient pas eux-mêmes responsables. Ce prix de l'OIJJ m'encourage grandement à faire encore plus pour les enfants. Les enfants qui sont suivis deviendront de bons et productifs citoyens, résultant en une prospérité économique pour nos pays.

Justice Muhammad Imman Ali

 
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Biographie

L'honorable Justice Muhammad Imman Ali a fait ses études au Royaume-Uni où il a obtenu son diplôme de droit, LLM et a été inscrit au barreau. Il a reçu la Duke of Edinburgh Scholarship pour appel au barreau par l'honorable société de Inner Temple. Il a exercé le droit à la fois au Bangladesh et au Royaume-Uni. Il est devenu juge de la court suprême du Bangladesh, division de la haute court, en 2001 et division d'appel en février 2011. Il a été sous-procureur général du Bangladesh de septembre 1998 à février 2001. Son livre, « Vers un système de justice pour les enfants du Bangladesh », a été publié par l'UNICEF en 2010. Il a aussi écrit un chapitre sur le nouveau Children Act 2013 dans le livre « Justice pour les enfants du Bangladesh » de Najrana Imaan publié par Save the Children. Plusieurs de ses articles sur la justice des enfants ont été publiés. Il a enseigné à l'Institut de formation de l'administration judiciaire, formant des juges de tribunaux inférieurs et il a enseigné à l'Institut de formation de l'éducation juridique et à Aparajavo au Bangladesh, formant des avocats et autres acteurs importants pour le Children Act et autres outils importants. Justice Ali a également pris part à la formation organisée par IOM/LETI pour le personnel de la police, les gouvernements officiels et autres acteurs impliqués dans la prise en charge de victimes de trafic. Il a été engagé en tant que formateur de juges, procureurs et police d'Arménie sur la justice juvénile. Il a été présent à de nombreuses conférences nationales et internationales, séminaires et ateliers sur le droit international et les droits de l'homme, et il a un intérêt particulier pour la justice des enfants.

 
LA COALITION DES ONG INDIENNES

LA COALITION DES ONG INDIENNES

Pour la lutte contre le non-respect de principes internationalement reconnus, en particulier celui d'abaisser l'âge auquel les enfants sont privés de liberté et la mise en place d'un système de dérogation pour les 16-18 ans ayant commis des infractions graves. Mais aussi pour son travail de plaidoyer contre l'introduction d'une justice rétributive dans la loi sur la justice pour mineurs dans des contextes nationaux difficiles qui appellent à plus de sanctions.

Video: La coalition des ONG indiennes. Discours.

Le prix nous arrive à un moment vraiment crucial, alors que nous continuons à nous battre pour la mise en place des principes internationalement reconnus et des règles de justice juvénile dans notre pays. La lutte a juste commencé et nous remercions l'OIJJ pour reconnaître nos efforts. C'est pour nous une importante motivation pour continuer à avancer et aller des courts aux décideurs politiques et législateurs (…). Ce prix nous fournit en fait une plat-forme internationale pour partager nos inquiétudes et chercher une solidarité internationale quant à notre position vis-à-vis de la justice juvénile. Lorsque nous nous battons pour les enfants en conflit avec la loi, les préoccupations de sécurité publique sont tout aussi importantes et donc le monde a besoin de se réunir pour établir et prouver l'efficacité de modèles de justice réparatrice plutôt qu'une approche de justice rétributive, en particulier dans le cas de jeunes délinquants.

Enakshi Ganguly Thukral

 
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Biographie

Le Trust center pour l'enfant et l'université de droit (Bangalore), le centre de criminologie et de justice – Institut Tata pour les sciences sociales (TISS), Jagori, Aangan et le HAQ : Centre pour les droits de l'enfant ont mis en place une coalition en Inde dans le but de développer des stratégies efficaces pour stimuler l'adoption de politiques et législations et de développer des méthodes appropriées d'intervention pour les enfants en conflit avec la loi.

Le Trust center pour l'enfant et le droit (CCL) a été établi en 1996 en tant que centre de recherche spécialisé de l'Ecole nationale de droit de l'université de l'Inde, Bangalore, pour associer l'expertise légale avec les sciences sociales dans le domaine des droits de l'enfant. Le centre de criminologie et justice se focalise sur la pathologie sociale, la construction sociale du délit et la violence ainsi que les problèmes de prévention et d'accès à la justice. Jagori signifie « Réveillons-nous, femmes ! » et sa mission est d'informer, inspirer et valoriser les femmes et jeunes filles. Aangan travaille avec des enfants en situation dangereuse, telle que le trafic d'enfants, le travail dangereux, le mariage précoce, la violence et l'abus. HAQ : centre pour les droits de l'enfant lutte pour inclure les droits de l'enfant dans les efforts de développement, gouvernementaux et non-gouvernementaux, et placer ce point au milieu du débat national.

Certains avocats travaillant à la court font également partie de la coalition : Anup J. Bhambani, Anant Kumar Asthana, Imran Ali, Mohit Abraham, Sudarsh Menon et Vrinda Grover.

Cette coalition inclut d'autres membres, en tant que groupe de soutien : Dr. Shantha Sinha, Dr. Bharti Sharma, Child Rights and You (CRY), Maharukh Adenwala, Minna Kabir (Juge en chef en Inde) et Sruthi Ramakrishnan.

Enakshi Ganguly Thukral

Enakshi Ganguly Thukral est une militante des droits de l'homme et défenseur des droits de l'enfant, chercheur et formateur pour les trois dernières décennies, travaillant sur un large éventail de thématiques socio-juridiques telles que les déplacements provoqués par le développement, les femmes dans le secteur non formel, la santé reproductive, le trafic d'enfants, les lois et politiques qui gouvernent les femmes et les enfants, l'éducation, la violence contre les enfants et la justice juvénile.

Depuis la co-fondation de HAQ : Centre pour les droits de l'enfant, en 1998, elle a travaillé principalement sur les droits de l'enfant. Travaillant sur les enfants et la gouvernance, ainsi que la protection de l'enfant, HAQ est activement engagé dans le suivi des performances du gouvernement, l'éducation publique et la défense des droits de l'enfant. Il s'agit d'une ressource et d'un soutien de base qui fournit de l'information, un service d'assistance, une aide juridique, un litige stratégique, un centre de formation pour tous ceux qui travaillent avec les enfants ou sur des thématiques proches, ainsi que pour les enfants eux-mêmes. C'est une des organisations qui a intervenu à la court suprême de l'Inde contre la demande d'abaissement de l'âge de la minorité.

Enakshi a pris part aux comités de rédaction des lois, politiques et programmes du gouvernement de l'Inde, y compris le programme à cinq ans du gouvernement. Elle est la présidente de la Société pour les initiatives rurales et tribales (SRUTI), Delhi, elle fait partie du conseil de plusieurs organisations y compris le centre national des genres de l'Académie d'administration Lal Bahadur Shastri, le gouvernement de l'Inde; elle est membre du comité de rédaction de “Enfants, Jeunesse et Environnements – un journal de recherche, politiques et applications de l'université du Colorado ; le groupe thématique pour le congrès mondial sur la justice juvénile, Genève, janvier 2015. Enakshi est l'auteur et co-auteur de nombreux livres, articles, manuels et guides traitant d'un grand nombre de thèmes ; elle a été invitée en tant qu'experte sur des thématiques liées aux enfants, elle a présenté des articles dans diverses conférences nationales et internationales, elle a travaillé de près avec le système des NU. Elle a reçu la récompense Ashoka en 2002 en reconnaissance du travail de HAQ auprès des enfants.

 
PENAL REFORM INTERNATIONAL

PENAL REFORM INTERNATIONAL

Pour leur travail et leur engagement effectué au cours de ces 25 dernières années comme défenseur pour les droits des accusés, soutenant le droit à un procès équitable sans délai et la fin de l'utilisation inutile de l'incarcération. Pour la promotion d'alternatives à la prison comme la réinsertion, pour soutenir l'amélioration des droits des enfants et des femmes en conflit avec la loi, et pour leur travail pour le développement d'une justice adaptée aux enfants, utilisant la détention comme dernier recours et reconnaissant le droit aux enfants d'être couverts par une protection spéciale.

Video: Penal Reform International. Discours.

Nous sommes très honorés de recevoir ce prix de l'Observatoire International de Justice Juvénile, dont le travail est unique et pour lequel nous portons un énorme respect. Au cours des 25 dernières années, l'organisation PRI a mis en place des programmes de plaidoyer et réforme pour améliorer les vies d'enfants en conflit et contact avec la loi. Pour réaliser cela, nous produisons des plaidoyers, des formations et des ressources documentaires, et nous formons un large éventail de professionnels travaillant dans le système juvénile dans plusieurs pays – plus de 600 au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Nous militons pour que la détention ne soit utilisée qu'en dernier recours et pour que cesse la violence envers les enfants détenus. Nous cherchons le développement et l'extension des approches réparatrices de la justice juvénile qui promeuvent des services d'alternatives et de médiation pour éviter le tort causé par le placement des enfants en détention. Nous apprécions fortement la reconnaissance que ce prix nous donne pour ce travail et pour l’intérêt grandissant de l'OIJJ pour notre engagement dans la promotion des droits des enfants pris dans le système juridique criminel.

Alison Hannah

 
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Biographie

Penal Reform International (PRI) est une organisation internationale non gouvernementale (fondée en 1989) qui travaille sur la réforme de la justice juridique et criminelle à travers le monde. Elle milite pour les droits des accusés pour un jugement juste sans retard et la fin de l'utilisation abusive de l'emprisonnement. Cette organisation promeut également des alternatives à la prison qui soutiennent la réintégration et la réhabilitation des délinquants et réduisent les risques de récidives. Elle promeut également les droits des détenus à un traitement juste et humain, des campagnes pour la prévention de la torture et l'abolition de la peine de mort, et elle travaille à assurer des réponses justes et appropriées aux enfants et femmes qui se retrouvent en contact avec la loi.

En particulier, la justice pour les enfants est une de ses priorités. L'organisation PRI soutien des systèmes de justices adaptés aux enfants qui n'utilisent la détention qu'en dernier recours et reconnaissent le droit des enfants à une protection spéciale. De tels systèmes donnent la priorité à la prévention du délit ; augmentent l'âge de la responsabilité criminelle ; met en place un système de justice criminelle à part pour les enfants, avec un personnel formé ; abolissent les délits d'état ; détournent les enfants des systèmes formels de justice criminelle lorsque cela est possible et n'utilisent la détention qu'en dernier recours ; se focalisent sur des programmes réintégration et la réhabilitation ; et interdisent toute sorte de violence contre les enfants qui sont en conflit avec la loi.

L'organisation PRI travaille avec des organisations inter-gouvernementales pour mettre en place des réformes qui équilibrent les droits des délinquants et des victimes, et fournissent une assistance pratique pour les décideurs politiques nationaux, les autorités de la justice criminelle et la société civile pour réformer la législation, les politiques et les pratiques. Elle a un statut consultatif aux Nations Unis (ECOSOC), à l'Union inter-parlementaire, la Commission africaine sur les droits de hommes et des peuples, le Comité africain des experts sur les droits et le bien-être de l'enfant et le Conseil de l'Europe.

Allison Hannah, directrice administratif, Penal Reform International

Après un diplôme en Science sociale, Alison a débuté sa carrière au National Council for Civil Liberties (désormais Liberté) dans la section juridique, travaillant sur les droits des prisonniers et les doléances envers la police. Elle est partie pour étudier le droit et se former en tant qu'avocat, se spécialisant dans les cas d'aide juridique en pratique privée et comme avocat communautaire pour un bureau de conseil des citoyens. Elle a arrêté de pratiquer pour travailler pour la Commission d'aide juridique lorsqu'un système d'assurance de la qualité a été introduit pour les avocats ; par la suite arrêtant pour devenir la responsable de l'assurance de qualité et étant formatrice pour une compagnie à but non-lucratif qui fournit des soins à domicile aux personnes âgées. Elle a ensuite obtenu un diplôme de Master en Administration des affaires et a travaillé à la direction générale dans le secteur caritatif. Avant de joindre Penal Reform International en juin 2007, Allison a été la directrice du Groupe d'action juridique, une association caritative du Royaume-Uni qui promeut accès à la justice à travers l'aide juridique.

Penal Reform International est une organisation indépendante non gouvernementale qui développe et promeut des réponses justes, efficaces et proportionnées aux problèmes de justice criminelle à travers le monde. Notre but est de réduire l'utilisation non-nécessaire de l'emprisonnement et de promouvoir des alternatives à la prison qui soutiennent la réintégration et la réhabilitation des délinquants et réduisent les risques de récidives. Nous promouvons les droits des détenus à un traitement juste et humain et nous travaillons à assurer des réponses justes et appropriées aux enfants et femmes qui se retrouvent en contact avec la loi.

Pour cela, nous militons pour un changement aux niveaux internationaux, nationaux et régionaux ; nous travaillons avec les gouvernements et les partenaires de la société civile pour mettre en place des programmes pratiques au niveau national ; et nous produisons des outils pour renforcer les capacités et des formations pour améliorer les compétences des personnes qui travaillent dans le système de justice criminelle.

 
LE PROGRAMME ESCOLHAS

LE PROGRAMME ‘ESCOLHAS’
Haute Commission pour l'Immigration, Présidence du Conseil des Ministres (Portugal).

Pour leur travail dans la promotion de l'inclusion sociale des enfants et des jeunes venant des milieux socio-économiques les plus vulnérables, en particulier les descendants d'immigrés ou ceux faisant parti de minorités ethniques, avec comme but l'égalité des chances et le renforcement de la cohésion sociale. Ainsi que pour sa contribution pour l'inclusion sociale des jeunes, en particulier dans la lutte contre le décrochage scolaire en promouvant l'éducation non formelle, la formation professionnelle, la participation communautaire, l'inclusion numérique et l'autonomisation.

Video: Le Programme Escolhas. Discours.

Le prix international de la justice juvénile sans frontière est d'une extrême pertinence, notamment parce qu'il vient de l'Observatoire International de Justice Juvénile, un observatoire avec un large champ d'action et une dimension internationale par rapport aux sujets d'intervention de Programa Escolhas.

La focalisation sur l'intervention précoce, le localisme et la capacité de promouvoir le résistance sont les principes de base de Programa Escolhas depuis son origine. Ce prix reconnaît la valeur ajoutée de cette intervention, nous donnons – par dessus tout – encore plus de détermination à continuer sur ce chemin.

Programa Escolhas a débuté en janvier 2001, puis a été modifié, étant en ce moment à sa 5ème phase itérative, qui va aller jusque décembre 2015. Au cours de chacune des phases, le Programme s'est amélioré, apprenant de ses expériences et s'adaptant aux besoins changeants.

Ce prix va renforcer et donner une plus grande valeur aux activités construites au cours des années, sensibilisant les gens quant à l'importance d'investir dans le combat contre l'exclusion sociale et dans la défense, la promotion et la réalisation des droits de l'homme et des valeurs démocratiques dans les communautés les plus désavantagées du Portugal.

Pedro Calado

 
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Biographie

Programa Escolhas (le Programme des Choix) est un programme national du gouvernement portugais pour l'inclusion sociale sous le ministère de la présidence du conseil des ministres et fait partie de la Haute commission pour la migration. Le Programme a été créé pour promouvoir l'inclusion sociale des enfants et jeunes des communautés les plus vulnérables, en particulier les descendants d'immigrants et autres minorités ethniques.

Le programme a été créé en janvier 2001 et est en ce moment à sa 5ème phase itérative, qui va aller jusque décembre 2015. Le programme finance pour le moment 110 projets d'inclusion sociale dans des communautés vulnérables à travers le pays. Les projets sont définis par des consortiums locaux de partenaires (écoles, OGNs, municipalités, etc.) qui respectent l'ensemble des règles définies dans la loi portugaise (envoi normatif n. 27/2009). Les projets son divisés en cinq principales catégories : 1) Inclusion de l'école et éducation non-formelle ; 2) Formation professionnelle et possibilité d'emploi ; 3) Participation de la communauté et de la société ; 4) Inclusion numérique ; et 5) Esprit d'entreprise et valorisation.

Depuis son commencement, le Programme est devenu de plus en plus reconnu pour sa contribution dans l'inclusion sociale des jeunes gens, à savoir dans le combat contre l’arrêt précoce de la scolarité et la délinquance juvénile. Les rapports d'évaluation externes du Programme mettent en évidence l'impact qu'il a accompli, à savoir : la capacité d'adapter le Programme, à travers plusieurs générations, pour faire face aux défis émergeant de la société portugaise ; la contribution à la valorisation des organisations de la société civile à travers la création de co-responsibilité pour les résultats et la mobilisation des ressources ; la reconnaissance que le Programme a affaire à des « problèmes centraux » d'inclusion et que son concept est adéquat, cohérent et pertinent dans le contexte national ; connectant les partenaires locaux et l'Etat pour répondre de manière adéquate aux problèmes des familles dans les communautés dans lesquelles elles travaillent ; permettant aux partenaires locaux de valoriser les jeunes gens en leur donnant des compétences et un savoir qui constituent un avantage pour une intégration sociale et professionnelle ; le développement de partenariat essentiel pour réussir.

Au cours de chacune des générations, le Programme s'est amélioré, apprenant de ses expériences et s'adaptant aux besoins changeants. La récente focalisation sur les emplois et l'esprit d'entreprise (4ème et 5ème générations, depuis 2010) répond aux défis du nouveau contexte socio-économique du pays et elle est basée sur les meilleures pratiques du passé tout en explorant de nouvelles solutions pour le futur.

Au cours de la dernière phase du Programme (de janvier 2010 à décembre 2012), 6 principaux résultats peuvent être soulignés : 89 232 participants ; 759 819 sessions de travail ; 9 776 réintégrations à l'école, formation et emploi pour enfants et jeunes gens auparavant sans occupation (NEET) ; 86,7 % de succès à l'école en général en 2011/2012 ; 13 949 certifications au ICT ; 50,3 % de participants sont des femmes, 49,7 % sont des hommes ; 44 % des jeunes ciblés sont des descendants d'immigrants.

En plus des 110 projets, la Résolution du cabinet qui définit la 5ème génération a établi la chance de financer 30 projets supplémentaires (15 en 2014 et 15 en 2015). Il s'agit de projets expérimentaux annuels basés sur les réponses créatives et durables, avec un but clair d'emploi et de développement d'entreprise. Ils sont particulièrement faits pour les jeunes qui vivent dans les zones les plus vulnérables, comprenant principalement des descendants d'immigrants et des minorités ethniques. L'appel spécifique à propositions pour les 15 projets annuels d'entrepreneuriat inclusif a mené à 263 applications provenant de tout le pays, y compris les régions des Açores et de Madère. A la suite de la présentation finale, le jury a évalué les projets et sélectionné ceux à mettre en œuvre.

Pedro Calado

Pedro Calado travaille en ce moment en tant que Haut commissaire pour la migration (www.acm.gov.pt) et coordinateur national du Programme des choix (www.programaescolhas.pt). Le Programme des choix est un programme du gouvernement portugais créé en 2011 qui promeut l'inclusion sociale et l'égalité des chances pour les enfants et jeunes gens vivant dans des contextes vulnérables.

Diplômé en Géographie de l'université de Lisbonne, avec une spécialisation en éducation, diplômé d'un Master en Géographie de l'université de Lisbonne/université de Sheffield, avec une spécialisation en « Exclusion, société et territoire ». En 2011, il a pris le Programme sur entrepreneuriat social de l'Insead. Consultant et évaluateur extérieur dans diverses organisations telles que la Fondation Calouste Gulbenkian, il est également le fondateur et bénévole et plusieurs organisations du troisième secteur.

Pedro Calado était le délégué du Programme des choix dans le Réseau européen de prévention de la délinquance juvénile (EUCPN) et il a remporté le prix de l'édition 2003 du Prix européen Heinz Roethof, attribué par l'Union européenne.

Chercheur et professeur invité dans plusieurs établissements d'enseignement supérieur, avec de nombreux articles académiques publiés dans les domaines de l'inclusion sociale, la prévention de la violence urbaine, la migration et les minorités ethniques, ainsi que des sujet d'éducation formels et non-formels. Pedro Calado est aussi un formateur professionnel dans les domaines de l'innovation sociale, l'inclusion sociale, entrepreneuriat social et la migration.

 

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Premio Internacional Justicia Juvenil sin Fronteras 2014
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